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vendredi 20 septembre 2013

Mes années passées à Camaret-sur-Mer... souvenirs

Un besoin de me rapprocher de mon père, de mes racines, doublé de problèmes familiaux et de soucis personnels m'ont conduite à m'installer à Camaret-sur-Mer. Comme je ne saurais rester inactive et que le besoin de peindre a toujours été, chez moi, plus fort que tout le reste, j'y avais créé et géré une galerie. Le nom avait été trouvé par mon petit frère, et c'était devenu la Galerie Seizenn Glao, ou "ruban de pluie". 
Je vous mets donc aujourd'hui quelques souvenirs qui me restent de cette époque. 
Le plan d'accès aux galeries et ma carte de visite de l'époque.


La petite brochure des artistes de Camaret. Je pose avec mes collègues peintres, et la toile en bas à droite, c'est ma toile du cimetière marin que je vous présentais ici 

Et pour conclure cette article, une de mes toiles réalisée alors:

 


vendredi 22 mars 2013

Les bois flottés, la suite.

Comme je le disais précédemment, je n'ai pas peint que des phares sur mes bois flottés. 
Aujourd'hui, je vais vous en présenter d'autres, mais toujours en rapport avec la mer! 

Celui-ci a été inspiré du phare de Camaret et de quelques paysages de la presqu'île. 


Évidemment, il ne s'agissait pas de faire une copie réaliste du paysage, et je laissais souvent libre court à mes envies pour recréer des paysages de bord de mer qui seraient une sorte de synthèse de tout ce que j'aimais, de tout ce que j'avais vu ou vécu. 
Faire tenir tout cela sur un petit bout de bois usé par le temps, qui avait pas mal bourlingué et été balloté de ci delà, je trouvais cela assez amusant. 


J'avais fait toute une série de bois flotté sur les oiseaux, notamment toute une série d'huîtrier-pies dont j'étais pas mal fière, et je l'ai vendue avant d'en avoir pris des photos. Je n'ai pensé à prendre des photos que de celui-là, qui, ironie du sort, représente des mouettes, les oiseaux que j'aime le moins. 
(Et en prime, les photos ont été fait avec le petit appareil numérique premier prix de ma fille, elle n'avait pas encore de Reflex à l'époque. Du coup, la photo est légèrement floue, mais on ne peut plus la refaire!)


dimanche 17 mars 2013

Les bois flottés

Chose promise, chose due, en ce jour de la Saint-Patrick légèrement dépassé mais excusez moi j'ai eu du boulot, voici aujourd'hui quelques un de mes bois flottés. 


Les bois flottés, ce sont ces morceaux de bois qui viennent de la mer, des parcelles d'on ne sait quel ensemble plus grand, et qui finissent échoués sur la plage. Ils peuvent être de toute taille, rongés par le sel, polis par le sable, séchés par le vent, et, quand je vivais à Camaret-sur-Mer, on en trouvait beaucoup, sur les nombreuses plages de la presqu'île. 


Une fois nettoyés et polis à la ponceuse ou au papier de verre (merci à ma fille pour ses petits coups de main quand elle était chez moi), il ne restait plus qu'à peindre dessus. J'ai beaucoup aimé cet aspect "matière brute", et le rapprochement entre "oeuvre d'art" et "objet de décoration". 


Beaucoup de ces bois flottés ont été vendus. Je les faisais parfois en série, mais je vous rassure, je n'ai pas fait que des phares (même si le format de mes bois flottés collait bien à la thématique du phare), et je vous en montrerais plus dans les prochains articles. 

Et sinon, mon amie Ela Prokopek est en train de transformer son salon en atelier galerie! 

Célébrons la Saint-Patrick en chanson et sans alcool:

 


jeudi 7 mars 2013

Restons encore un peu vers les rochers.

La toile du jour, une huile faite en 2006, ne dépare pas tellement des deux précédentes. J'ai dû la faire peu avant de partir de Camaret pour Saint Malo.


J'aime bien les formes un peu "brutes" de la falaise et des rochers, que j'ai essayé de faire contraster avec les lignes sinueuses de la mer. Je me suis, comme toujours, appliquée à harmoniser les couleurs, en contrebalançant les couleurs froides par des nuances plus chaudes. 
Le fond a été réalisé à partir de gris colorés.

mercredi 6 mars 2013

Les Tas de Pois, une autre version.

Une deuxième version, après celle d'hier:
Les Tas de Pois dans un rayon de soleil, huile sur toile, 2004

J'ai davantage essayé de travailler sur la lumière qui accroche les rochers, sur celui-ci. 
Cela ne se voit pas sur l'image, parce que ma fille, en prenant la photo, a cadré serré pour qu'on ne voit que la toile, mais quand je me suis installée à Saint Malo, au tout début, ce devait être en 2007- 2008, mon voisin était encadreur! 
Encadreur artisanal, et très doué, avec une très mignonne petite chatte qui venait roupiller dans mon sac à main sitôt que je le posais quelque part quand je venais le voir. 
Et en plus de très bien faire son boulot, mon pote l'encadreur il faisait un super café. 

mardi 5 mars 2013

Les Tas de Pois

Je vous ai déjà parlé de mon séjour à Camaret-sur-Mer. La Tour Vauban, le cimetière des bateaux, la chapelle Rocamadour, ce sont des incontournables, mais il y a aussi un élément de la presqu'île qu'il ne faut louper sous aucun prétexte: les tas de Pois, rebaptisés "les ptits pois" par la professeur de littérature de ma fille quand elle était en prépa. 

Je crois que je ne vous apprendrais pas grand chose de plus qu'une page wiki sur le sujet: que les tas de pois sont en contrebas de la pointe de Pen-Hir, qu'ils se nomment Grand Dahouët, Petit Dahouet, Penn-Glaz, Chelott, Bern-Id et Ar Forc'h, qu'il y a un monument aux Bretons de la France libre et qu'elle me fait penser à mon papa, parce qu'il y a des situations où une bonne grosse tête de mule bigouden ça résiste bien, et à ma maman parce qu'il y a des situations où une bonne grosse tête de mule d'Europe centrale ça aide bien quand il s'agit d'évacuer l'hôpital de Lorient où sont parqués ses potes du maquis pendant que les bombes américaines ramènent leurs miches. 
Et qu'au dos de la croix, il y a marqué ceci: Kentoc'h mervel eget em zaotra », « plutôt la mort que la souillure ». 
C'est la classe ou c'est pas la classe? 

Bon, j'arrête, le but n'était pas de faire un article commémo- monument aux morts. 
Moi, j'étais partie pour vous dire qu'en fait, je n'ai pas grand chose à vous apprendre sur les Tas de Pois. Ce que je sais faire bien, c'est évidemment, les peindre. 

Les Tas de Pois dans la brume, huile sur toile, 2004. 

J'en ai un autre en stock, plus lumineux. Je vous le montrerais demain!

jeudi 10 janvier 2013

Les pirogues s'en vont, les pirogues s'en viennent...

... et mes souvenirs deviennent, ce que les vieux en font
Pourquoi citer Les Marquises quand je vais vous parler de la Bretagne? 
Parce que ces deux vers m'évoquent immanquablement le ressac, et les petits ports bretons de mon enfance, comme ils m'évoquent ces petites îles polynésiennes, ces couleurs brutes et pourtant douces à mon cœur, qui font que peu à peu tout s'efface, le passé, et le présent, mes souvenirs, et mes regrets, mais qui, loin de me rendre triste, me font prier pour que ma joie demeure.

Je fais une pause dans la semaine des portraits. 
Il y a peu, la charmante Pastelle, faisait un post sur des photos qu'elle avait prise en Bretagne, notamment à Camaret-sur-Mer, faisant du même coup un petit clin d'oeil à mon tableau
Sauf que moi, en fouinant sur le site de Pastelle, j'étais aussi tombée sur cet article sur l'âme des marins

Je ne suis pas aussi bonne photographe que Pastelle, loin s'en faut. Mais j'avais envie, moi aussi, de lui faire un petit clin d'oeil. 
Il ne s'agit pas du port de Camaret, puisque les photos de Pastelle y suffisent, mais de mes photos d'épaves à moi, prises pour me servir de modèle quand me reviendrait l'envie (et surtout le temps, pour tout dire), d'en peindre de nouveau.

J'ai particulièrement aimé l'idée d'étayer une épave. Les bateaux ne meurent pas, ils se tiennent droit jusqu'à leur dernier souffle, gast!

Celui là me faisait penser à un phoque en train de faire sa sieste sur la plage. 


Et eux? On dirait qu'ils s'épaulent l'un l'autre... Si ce n'est pas mignon!


Un détail plus précis pour une future toile que je dois encore faire...

Une photo de chaîne rouillée pour une toile que j'ai faite et que je vous montrerais si ça vous fait plaisir!

dimanche 16 décembre 2012

Les enfants sur la plage, ou les hasards de la peinture en plein air.

Dernier jour de la semaine camaretoise!
Même s'il est un peu tard, je compte bien publier cet article avant minuit.

J'ai commencé à évoquer ma passion pour la peinture en plein air, et ce n'est pas un vain mot. J'adore ça. Mes années passées à Camaret furent des années d'intenses pratiques. Après, j'ai commencé à avoir quelques soucis de santé. Je ne veux pas m'étendre là dessus, mais j'ai dû abandonner la peinture en plein air pendant un moment. 
Là, ma santé commence à se rétablir un peu (depuis que j'ai emménagé, il y a presque un an, dans une maison hyper saine et sans humidité, je constate avec joie que tous mes rhumatismes ont disparus, ô joie) et je fais mon possible pour m'y remettre, quand les beaux jours reviendront. 

Pour la dernière étape de cette semaine, une toile qui n'est pas sans émotions pour moi. 
 
 
 
Ce jour là, je m'en souviens fort bien, j'étais partie avec tout mon matériel (je vous montrerais le détail un jour, c'est promis), pour dessiner une plage avec des rochers. Ça tombe plutôt bien, dans la Presqu'île de Crozon, c'est pas comme si ça manquait. 
Et dans ma tête, presque inconsciemment, je partais faire une nature morte.
Sauf que j'avais complètement oublié que c'était un jour de congé scolaire, qu'il faisait beau, et que je n'allais pas être la seule à avoir envie d'aller à la plage. 
Me voilà donc à installer mes petites affaires dans ce cadre magnifique. Je ne me suis même pas posé la question de rajouter ou non les enfants au tableau. C'était une évidence: ils faisaient partie du décor! Ils étaient si concentrés sur leur pêche qu'ils m'ont à peine remarquée. 
Et ils étaient comme dans les jeux des enfants, ces jeux dont ils ont tant de mal à sortir: à la fois la plage et les rochers, les pêcheurs et... ce qu'ils pêchaient. 
Je n'aurais pas voulu passer à côté sans les voir.

samedi 15 décembre 2012

La Chapelle Rocamadour

Il ne s'agit pas de ce Rocamadour là, fort joli au demeurant, (j'ai découvert Wikipédia récemment, oui). 
Non, il s'agit de l'avant dernière article de ma semaine consacrée à mon travail à Camaret-sur-Mer! Lundi, je vous montrais une de mes premières toiles peintes là-bas, le cimetière des bateaux. Mardi, on continuait la balade sur le Sillon avec la tour Vauban. 

Eh bien, aujourd'hui, je vous présente la troisième étape de ce qu'il y a à voir sur ce Sillon à mon sens: la Chapelle Rocamadour. 

Cette chapelle n'a pas la grandeur et l’exubérance des cathédrales et disons le clairement, elle est basse du fondement, cette chapelle. Mais quel bâtiment pourrait faire mieux, en étant constamment face à la mer, exposé à tous les vents! 
Il y a quelques années, l'autel qui date du XVII° siècle a été restauré. C'est tout à fait ravissant, avec des tons pastels qui donnent une sorte de naïveté à l'ensemble. 
Avec ma passion pour la couleur, j'étais bien contente que cela confirme qu'il n'y a pas de temps passé qui tienne: la couleur, ça flamboie. Il y a trois siècles ou maintenant. 

vendredi 14 décembre 2012

Un peu de couleur

Peindre, pour moi, c'est montrer ce que je vois. Pas faire une copie de l'image comme si je faisais une photo, non. Montrer ce que je vois, moi. Même si, et surtout, je ne vois pas comme tout le monde. 
 
 Huile sur toile de 2008.

J'ai une grande passion pour la couleur. Pour les couleurs.
La Bretagne, région de mon enfance, en a des milliers. A toutes les heures du jour, même de la nuit. 
Je ne dis pas que la Bretagne est la plus belle région au monde, cela signifierait que je ne suis jamais sortie de chez moi, que je n'ai rien vu. Au contraire. J'ai vécu à Paris, en Provence, en Martinique, j'ai vu le Sahara, l'Asie, l'Himalaya, la Grèce, l'Italie, et j'en passe. J'ai adoré chacune de ces régions, plus magnifique les unes que les autres, sans jamais décider qu'une valait mieux qu'une autre. Jamais. Je ne vous dirais pas que Petra ne vaudra jamais le Mont-Saint-Michel, faut pas déconner. Que les Caraïbes ne seront jamais aussi funky que se les geler dans la mer à 9° de Bénodet un quinze août.
Mais quand j'entends qu'en Bretagne il pleut tout le temps, que c'est gris et tout, ça m'énerve un peu. 
D'abord parce que moi, la pluie, ça ne me dérange pas. Au contraire. Le grand soleil me fait mal aux yeux. Ensuite, comment vous croyez que ces régions sont verdoyantes?



Evidemment, s'il y a des milliers de nuances de couleurs dans la journée, le moment où tout ça explose le plus, c'est au lever, ou au coucher du soleil!

jeudi 13 décembre 2012

A marée basse: la toile et son processus

Pour ce jeudi, quatrième jour de ma petite semaine consacrée aux toiles réalisées à Camaret-sur-Mer, le plus souvent peintes en plein air d'ailleurs.
Je me rends bien compte qu'il faudrait bien plus d'une semaine pour tout montrer, mais à partir de lundi prochain, je passe à des œuvres plus récentes. (Quitte à revenir sur Camaret un peu plus tard, hein). 

Alors, pour aujourd'hui, j'ai choisi une toile de taille moyenne (10 F si ma mémoire est bonne), faite en premier jet sur l'Ile de Sein, et terminée chez moi ensuite. 
Ce qu'il y avait de bien à Camaret, c'est que des bateaux faisaient la navette - assez fréquemment pendant la saison touristique - entre le port de Camaret et les différentes îles voisines: Sein, Molène... On partait le matin avec son pique nique ou son barda de peintre (ça c'était moi) et on rentrait le soir.
L'idéal pour la mordue de peinture en plein air que j'étais! 


Je trouve que je prends trop rarement des photos de mes toiles en cours de réalisation. On voit ici ma technique fétiche de travail de la couleur: commencer par placer les complémentaires.


Une fois que les complémentaires sont posées, on passe aux couleurs telles qu'on veut les montrer. Parce que dans un ciel breton, il n'y a pas que du gris, il y a aussi du violet, du rose, du jaune, et avec un peu de patience, et si vous êtes attentifs aux nuances, vous pourrez voir tout l'arc en ciel dans la même journée. 
Parce que la mer, pour moi, ne pourra jamais se résoudre à être banalement, et tristement, bleue.

mercredi 12 décembre 2012

Les épaves

Aujourd'hui, troisième jour de la semaine que j'ai décidé de consacrer aux toiles peintes à Camaret-sur-Mer. En toute logique, après le cimetière des bateaux et la Tour Vauban, j'aurais dû vous présenter la Chapelle Rocamadour, pour ceux qui connaissent, c'est sur le Sillon, entre le cimetière et la Tour. 
Mais avant ça, j'avais envie de montrer d'autres bateaux abandonnés. 
Après tout, c'est dans la lignée de la grandeur passée d'un port qui n'est plus une place-forte stratégique, ni un grand port de pêche... 

Une huile sur toile, Dans la brume
(Avec la chapelle dans le fond). 

Une vue du port.
C'est avec des toiles comme celle-ci que l'on mesure la nécessité de retravailler ses toiles encore et toujours. 
J'ai un grand principe: on ne jette/ déchire/ détruit jamais une oeuvre, peinte ou dessinée, ou sculptée.Même si on n'est pas satisfait, ou même si on la juge ratée. 
Bien souvent c'est qu'on a passé trop de temps dessus, on sature, alors on s'imagine qu'on ne peut plus la voir. Et c'est vrai. Mais pour cela, il n'y a pas besoin de la détruire! Il suffit de la mettre de côté. 
Cette toile-là a attendu son heure. 
Patiemment, tournée vers le mur, ne me montrant que son châssis le temps que me revienne l'envie de la terminer.

Et voilà ce que ça a donné au final! Il suffisait juste de la "meubler" un peu.

mardi 11 décembre 2012

La Tour Vauban

Cette semaine, j'ai envie de faire un petit cycle avec les oeuvres que j'ai produites lors de mon séjour à Camaret-sur-Mer, séjour qui a tout de même duré trois-quatre ans. 


Aujourd'hui, je vous présente une autre toile, faite assez vite après mon installation. 
Une autre toile réalisée en plein air! 
Même si je prenais à l'époque de nombreuses photos du Sillon, à Camaret, pour pouvoir travailler tranquillement chez moi ensuite, je l'ai faite presque entièrement hors de chez moi, sur le Sillon, confortablement installée sur mon chevalet de campagne, avec mon sac à dos de pêcheur, qui inclut un petit tabouret pliant. 

La Tour Vauban a été classée monument historique en 1907, et elle apparaît dans deux tomes de L'Epervier, vous savez, la bande dessinée de Patrice Pellerin.
En tout cas je crois que la tour, qui ne paye pas vraiment de mine comme ça, a servi au moins une fois à repousser les Anglais. (Et un petit tour sur la page wiki de la Tour Vauban vous renseignera plus que moi). 

Mais surtout, surtout, j'ai appris par des copains qu'on avait récemment amorcé des travaux de rénovation sur la Tour Vauban. Et après, qui sait? On y organisera peut être des visites!

La photo que je vous présente, est une huile sur toile, vendue, que j'avais également faite éditer en cartes postales et affiches.

lundi 10 décembre 2012

Une marine entre joliesse et tristesse

Pour bien commencer la semaine, une de mes toiles. 
Parce que ce n'est pas le tout de faire des expositions (qui marchent). 
Il est plus que temps de vous montrer ce dont je suis capable (ou, comme dirait ma fille, de sortir les bollocks. Quand elle parle comme ça, je nie toute relation de parenté). 


Tâ-dâm! 
Une huile sur toile peinte à Camaret-sur-Mer, celles et ceux qui connaissent reconnaîtront peut être le cimetière des bateaux. 
J'ai vécu quelques années à Camaret, c'est d'ailleurs de ce temps là que j'ai le plus mis en pratique ma grande passion de la peinture en plein air. 

Ce tableau, sans prétention aucune, fait partie de ceux dont je suis le plus fière. Celui que j'avais utilisé pour mes cartes de visite et pour mes affiches de l'époque, celui que j'avais fait éditer en posters... 

Et le premier à être parti de ma galerie!
Car j'ai tenu une galerie à Camaret, la galerie Seizenn Glao, le nom avait été trouvé par mon frère, et ma fille m'avait filé un bon coup de main pendant ses vacances d'été, tenant la "boutique" pendant que je travaillais... 

Le cimetière des bateaux était toujours source d'émotions pour moi. J'y voyais ces grandes carcasses délabrées, inutilisables, mises au rebut. Et puis, surtout à marée basse, je voyais aussi des enfants grimper sur ce qui n'était pas encore trop pourri, cavaler des cales aux ponts en s'inventant des histoires de corsaires et de pirates... En voyant ça, je me disais que jamais rien ne meurt complètement, qu'il y avait toujours de la vie pour briller à nouveau après la mort, malgré la mort. 
Et je me sentais bien.