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jeudi 17 octobre 2013

Turner.

Il y a bien longtemps que je n'ai pas fait un article "Les Anciens et les Modernes". Quoi de mieux pour reprendre cette série que de montrer les études que j'ai faite sur Turner. 

Voilà. J'aurais un peu de mal à vous décrire précisément l'admiration que j'ai pour Turner. Mais c'était un vrai bonheur de travailler sur ses oeuvres. 
Je vous en montrerais davantage lors d'une prochaine édition. 

samedi 21 septembre 2013

Les moulins d'Hirel

J'habite depuis peu dans la baie du Mont Saint Michel. Ce qui fait que je peux profiter de paysages plutôt jolis, l'idéal pour une peintre. 
Et puis comme ma fille et son fiancé sont photographes, je profite de leurs promenades photo. 
Parfois, je les envoie même en service commandé. Mais ils s'y prêtent de bonne grâce, les mignons. 

Une vue plus large de ma toile, posée sur son chevalet, devant ma cheminée (elle a des problèmes de tirage mais elle me fait faire de grosses économies de chauffage l'hiver). Au-dessus, deux photos faites par les enfants. 

Je sais, il manque les ailes aux moulins mais c'était un travail en cours presque fini. 


Le tableau n'était pas tout à fait fini au moment des photos, mais j'étais plutôt contente du travail sur les couleurs, et Charlotte qui prenait les photos devait repartir. Donc je vous mets quelques gros plans de détail. 

Et comme d'habitude, le premier qui me dit que le ciel breton est toujours gris,il se prend une fessée. 


L'élément central de la toile. J'aime bien ce type de photos assez précises pour voir le grain de la toile. 

 

vendredi 20 septembre 2013

Mes années passées à Camaret-sur-Mer... souvenirs

Un besoin de me rapprocher de mon père, de mes racines, doublé de problèmes familiaux et de soucis personnels m'ont conduite à m'installer à Camaret-sur-Mer. Comme je ne saurais rester inactive et que le besoin de peindre a toujours été, chez moi, plus fort que tout le reste, j'y avais créé et géré une galerie. Le nom avait été trouvé par mon petit frère, et c'était devenu la Galerie Seizenn Glao, ou "ruban de pluie". 
Je vous mets donc aujourd'hui quelques souvenirs qui me restent de cette époque. 
Le plan d'accès aux galeries et ma carte de visite de l'époque.


La petite brochure des artistes de Camaret. Je pose avec mes collègues peintres, et la toile en bas à droite, c'est ma toile du cimetière marin que je vous présentais ici 

Et pour conclure cette article, une de mes toiles réalisée alors:

 


vendredi 19 avril 2013

Filet de pêche

Aujourd'hui, un travail tout récent. Une huile sur toile, format moyen, que j'ai présenté à ma dernière expo au Château du Colombier.

C'est vrai, la photo n'est pas prise sous le bon angle, et j'en reprendrais sûrement d'autres, mais je trouve qu'on voit assez bien les couleurs, que j'ai voulues assez vives pour le filet sans que ça ait l'air artificiel. 

Je vous montrerais d'autres nouvelles choses dans les jours qui viennent!

jeudi 7 mars 2013

Restons encore un peu vers les rochers.

La toile du jour, une huile faite en 2006, ne dépare pas tellement des deux précédentes. J'ai dû la faire peu avant de partir de Camaret pour Saint Malo.


J'aime bien les formes un peu "brutes" de la falaise et des rochers, que j'ai essayé de faire contraster avec les lignes sinueuses de la mer. Je me suis, comme toujours, appliquée à harmoniser les couleurs, en contrebalançant les couleurs froides par des nuances plus chaudes. 
Le fond a été réalisé à partir de gris colorés.

mercredi 6 mars 2013

Les Tas de Pois, une autre version.

Une deuxième version, après celle d'hier:
Les Tas de Pois dans un rayon de soleil, huile sur toile, 2004

J'ai davantage essayé de travailler sur la lumière qui accroche les rochers, sur celui-ci. 
Cela ne se voit pas sur l'image, parce que ma fille, en prenant la photo, a cadré serré pour qu'on ne voit que la toile, mais quand je me suis installée à Saint Malo, au tout début, ce devait être en 2007- 2008, mon voisin était encadreur! 
Encadreur artisanal, et très doué, avec une très mignonne petite chatte qui venait roupiller dans mon sac à main sitôt que je le posais quelque part quand je venais le voir. 
Et en plus de très bien faire son boulot, mon pote l'encadreur il faisait un super café. 

mardi 5 mars 2013

Les Tas de Pois

Je vous ai déjà parlé de mon séjour à Camaret-sur-Mer. La Tour Vauban, le cimetière des bateaux, la chapelle Rocamadour, ce sont des incontournables, mais il y a aussi un élément de la presqu'île qu'il ne faut louper sous aucun prétexte: les tas de Pois, rebaptisés "les ptits pois" par la professeur de littérature de ma fille quand elle était en prépa. 

Je crois que je ne vous apprendrais pas grand chose de plus qu'une page wiki sur le sujet: que les tas de pois sont en contrebas de la pointe de Pen-Hir, qu'ils se nomment Grand Dahouët, Petit Dahouet, Penn-Glaz, Chelott, Bern-Id et Ar Forc'h, qu'il y a un monument aux Bretons de la France libre et qu'elle me fait penser à mon papa, parce qu'il y a des situations où une bonne grosse tête de mule bigouden ça résiste bien, et à ma maman parce qu'il y a des situations où une bonne grosse tête de mule d'Europe centrale ça aide bien quand il s'agit d'évacuer l'hôpital de Lorient où sont parqués ses potes du maquis pendant que les bombes américaines ramènent leurs miches. 
Et qu'au dos de la croix, il y a marqué ceci: Kentoc'h mervel eget em zaotra », « plutôt la mort que la souillure ». 
C'est la classe ou c'est pas la classe? 

Bon, j'arrête, le but n'était pas de faire un article commémo- monument aux morts. 
Moi, j'étais partie pour vous dire qu'en fait, je n'ai pas grand chose à vous apprendre sur les Tas de Pois. Ce que je sais faire bien, c'est évidemment, les peindre. 

Les Tas de Pois dans la brume, huile sur toile, 2004. 

J'en ai un autre en stock, plus lumineux. Je vous le montrerais demain!

jeudi 14 février 2013

Du côté de Pornic (deuxième partie)

En consultant mon dossier "Photos de mes peintures", j'ai été obligée de constater qu'il ne me reste que... deux toiles de Pornic. Ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle, parce que ça veut dire que ces toiles là ont été vendues ou données à la famille. Si mes souvenirs sont bons, il y en a au moins deux dans la maison de vacances familiale à Pornic, justement, et deux ou trois dans la maison de ma belle-mère près de Nantes. 
Au moins pour celles-là, je pourrais les avoir en photo. 
En attendant, la deuxième toile de Pornic que j'ai en réserve, c'est celle-là: 

Une pêcherie à Pornic, huile sur toile, 2006

Le château, la Fraiseraie, tout ça c'est assez futile, finalement (je plaisante). Rien ne vaut une mignonne cabane en bois désaffectée, perchée au dessus de l'eau, pour satisfaire une peintre en goguette.  
 

dimanche 16 décembre 2012

Les enfants sur la plage, ou les hasards de la peinture en plein air.

Dernier jour de la semaine camaretoise!
Même s'il est un peu tard, je compte bien publier cet article avant minuit.

J'ai commencé à évoquer ma passion pour la peinture en plein air, et ce n'est pas un vain mot. J'adore ça. Mes années passées à Camaret furent des années d'intenses pratiques. Après, j'ai commencé à avoir quelques soucis de santé. Je ne veux pas m'étendre là dessus, mais j'ai dû abandonner la peinture en plein air pendant un moment. 
Là, ma santé commence à se rétablir un peu (depuis que j'ai emménagé, il y a presque un an, dans une maison hyper saine et sans humidité, je constate avec joie que tous mes rhumatismes ont disparus, ô joie) et je fais mon possible pour m'y remettre, quand les beaux jours reviendront. 

Pour la dernière étape de cette semaine, une toile qui n'est pas sans émotions pour moi. 
 
 
 
Ce jour là, je m'en souviens fort bien, j'étais partie avec tout mon matériel (je vous montrerais le détail un jour, c'est promis), pour dessiner une plage avec des rochers. Ça tombe plutôt bien, dans la Presqu'île de Crozon, c'est pas comme si ça manquait. 
Et dans ma tête, presque inconsciemment, je partais faire une nature morte.
Sauf que j'avais complètement oublié que c'était un jour de congé scolaire, qu'il faisait beau, et que je n'allais pas être la seule à avoir envie d'aller à la plage. 
Me voilà donc à installer mes petites affaires dans ce cadre magnifique. Je ne me suis même pas posé la question de rajouter ou non les enfants au tableau. C'était une évidence: ils faisaient partie du décor! Ils étaient si concentrés sur leur pêche qu'ils m'ont à peine remarquée. 
Et ils étaient comme dans les jeux des enfants, ces jeux dont ils ont tant de mal à sortir: à la fois la plage et les rochers, les pêcheurs et... ce qu'ils pêchaient. 
Je n'aurais pas voulu passer à côté sans les voir.

samedi 15 décembre 2012

La Chapelle Rocamadour

Il ne s'agit pas de ce Rocamadour là, fort joli au demeurant, (j'ai découvert Wikipédia récemment, oui). 
Non, il s'agit de l'avant dernière article de ma semaine consacrée à mon travail à Camaret-sur-Mer! Lundi, je vous montrais une de mes premières toiles peintes là-bas, le cimetière des bateaux. Mardi, on continuait la balade sur le Sillon avec la tour Vauban. 

Eh bien, aujourd'hui, je vous présente la troisième étape de ce qu'il y a à voir sur ce Sillon à mon sens: la Chapelle Rocamadour. 

Cette chapelle n'a pas la grandeur et l’exubérance des cathédrales et disons le clairement, elle est basse du fondement, cette chapelle. Mais quel bâtiment pourrait faire mieux, en étant constamment face à la mer, exposé à tous les vents! 
Il y a quelques années, l'autel qui date du XVII° siècle a été restauré. C'est tout à fait ravissant, avec des tons pastels qui donnent une sorte de naïveté à l'ensemble. 
Avec ma passion pour la couleur, j'étais bien contente que cela confirme qu'il n'y a pas de temps passé qui tienne: la couleur, ça flamboie. Il y a trois siècles ou maintenant. 

jeudi 13 décembre 2012

A marée basse: la toile et son processus

Pour ce jeudi, quatrième jour de ma petite semaine consacrée aux toiles réalisées à Camaret-sur-Mer, le plus souvent peintes en plein air d'ailleurs.
Je me rends bien compte qu'il faudrait bien plus d'une semaine pour tout montrer, mais à partir de lundi prochain, je passe à des œuvres plus récentes. (Quitte à revenir sur Camaret un peu plus tard, hein). 

Alors, pour aujourd'hui, j'ai choisi une toile de taille moyenne (10 F si ma mémoire est bonne), faite en premier jet sur l'Ile de Sein, et terminée chez moi ensuite. 
Ce qu'il y avait de bien à Camaret, c'est que des bateaux faisaient la navette - assez fréquemment pendant la saison touristique - entre le port de Camaret et les différentes îles voisines: Sein, Molène... On partait le matin avec son pique nique ou son barda de peintre (ça c'était moi) et on rentrait le soir.
L'idéal pour la mordue de peinture en plein air que j'étais! 


Je trouve que je prends trop rarement des photos de mes toiles en cours de réalisation. On voit ici ma technique fétiche de travail de la couleur: commencer par placer les complémentaires.


Une fois que les complémentaires sont posées, on passe aux couleurs telles qu'on veut les montrer. Parce que dans un ciel breton, il n'y a pas que du gris, il y a aussi du violet, du rose, du jaune, et avec un peu de patience, et si vous êtes attentifs aux nuances, vous pourrez voir tout l'arc en ciel dans la même journée. 
Parce que la mer, pour moi, ne pourra jamais se résoudre à être banalement, et tristement, bleue.

mercredi 12 décembre 2012

Les épaves

Aujourd'hui, troisième jour de la semaine que j'ai décidé de consacrer aux toiles peintes à Camaret-sur-Mer. En toute logique, après le cimetière des bateaux et la Tour Vauban, j'aurais dû vous présenter la Chapelle Rocamadour, pour ceux qui connaissent, c'est sur le Sillon, entre le cimetière et la Tour. 
Mais avant ça, j'avais envie de montrer d'autres bateaux abandonnés. 
Après tout, c'est dans la lignée de la grandeur passée d'un port qui n'est plus une place-forte stratégique, ni un grand port de pêche... 

Une huile sur toile, Dans la brume
(Avec la chapelle dans le fond). 

Une vue du port.
C'est avec des toiles comme celle-ci que l'on mesure la nécessité de retravailler ses toiles encore et toujours. 
J'ai un grand principe: on ne jette/ déchire/ détruit jamais une oeuvre, peinte ou dessinée, ou sculptée.Même si on n'est pas satisfait, ou même si on la juge ratée. 
Bien souvent c'est qu'on a passé trop de temps dessus, on sature, alors on s'imagine qu'on ne peut plus la voir. Et c'est vrai. Mais pour cela, il n'y a pas besoin de la détruire! Il suffit de la mettre de côté. 
Cette toile-là a attendu son heure. 
Patiemment, tournée vers le mur, ne me montrant que son châssis le temps que me revienne l'envie de la terminer.

Et voilà ce que ça a donné au final! Il suffisait juste de la "meubler" un peu.

lundi 10 décembre 2012

Une marine entre joliesse et tristesse

Pour bien commencer la semaine, une de mes toiles. 
Parce que ce n'est pas le tout de faire des expositions (qui marchent). 
Il est plus que temps de vous montrer ce dont je suis capable (ou, comme dirait ma fille, de sortir les bollocks. Quand elle parle comme ça, je nie toute relation de parenté). 


Tâ-dâm! 
Une huile sur toile peinte à Camaret-sur-Mer, celles et ceux qui connaissent reconnaîtront peut être le cimetière des bateaux. 
J'ai vécu quelques années à Camaret, c'est d'ailleurs de ce temps là que j'ai le plus mis en pratique ma grande passion de la peinture en plein air. 

Ce tableau, sans prétention aucune, fait partie de ceux dont je suis le plus fière. Celui que j'avais utilisé pour mes cartes de visite et pour mes affiches de l'époque, celui que j'avais fait éditer en posters... 

Et le premier à être parti de ma galerie!
Car j'ai tenu une galerie à Camaret, la galerie Seizenn Glao, le nom avait été trouvé par mon frère, et ma fille m'avait filé un bon coup de main pendant ses vacances d'été, tenant la "boutique" pendant que je travaillais... 

Le cimetière des bateaux était toujours source d'émotions pour moi. J'y voyais ces grandes carcasses délabrées, inutilisables, mises au rebut. Et puis, surtout à marée basse, je voyais aussi des enfants grimper sur ce qui n'était pas encore trop pourri, cavaler des cales aux ponts en s'inventant des histoires de corsaires et de pirates... En voyant ça, je me disais que jamais rien ne meurt complètement, qu'il y avait toujours de la vie pour briller à nouveau après la mort, malgré la mort. 
Et je me sentais bien.