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lundi 3 août 2015

Nan mais c'est pas que je délaisse mon blog...

... C'est quand fait j'étais en mission secrète.
Si si, je vous jure.
James Bond et les Trois jours du Condor à côté c'est rien du tout.

Et ce qui est bien c'est que mes missions sont accomplies! Encore mieux que James Bond parce que moi je n'ai pas cassé ma voiture (y a juste mon gendre qui me l'a beugnée mais c'était pendant mon déménagement et surtout c'est pas important).
Sauf que c'est un peu trop tôt pour que je vous parle en détail de tout.

Mais en gros, je vais participer à ceci:
Exposition et peinture en plein air à Ducey

On accroche mercredi, et sinon l'expo se visite du 8 au 23 août. Je mettrais les photos de mes toiles plus tard (suspense).

Avec l'Association des Artistes de la Côte d’Émeraude on est allés peindre en plein air le 30 juillet, et c'était aussi le jour où on a été filmés par France 3 Région. Amis bretons, et paysdeloirains, surveillez les JT du 6 au 8 août et faites chauffer le magnétoscope, je cause dans le poste!

Pour illustrer, deux photos de la côte d'Emeraude qui datent de 2012:



Avouez que ça donne envie de peindre! 

Et j'ai une trop super bonne nouvelle concernant mon avenir professionnel, mais ça, je le dirai quand je serai prête! Na. 

Pour patienter, une petite toile de la presqu'île de Crozon. Juste pour me rappeler qu'en reprenant la peinture en plein air, je renoue avec mes premières amours. 
 

mercredi 29 avril 2015

Entre temps, j'ai eu ma bobine dans le journal!

C'était en mai dernier (je sais, ça fait plus d'un an... Hum). 
Avant, c'était mon papa qui collectionnait les coupures de journaux dans lesquelles j'apparaissais. Maintenant je continue, ma fille m'y oblige. Elle a des moyens de pression très importants, comme le fait que ce soit elle qui fasse les bûches pour le réveillon de Noël. 
De gauche à droite, vous avez Edwige, la présidente de l'association, la vice-présidente, c'est à dire moi, et la secrétaire, Samenta


Et en toile, j'ai, entre autres, présenté ça:


vendredi 20 septembre 2013

Mes années passées à Camaret-sur-Mer... souvenirs

Un besoin de me rapprocher de mon père, de mes racines, doublé de problèmes familiaux et de soucis personnels m'ont conduite à m'installer à Camaret-sur-Mer. Comme je ne saurais rester inactive et que le besoin de peindre a toujours été, chez moi, plus fort que tout le reste, j'y avais créé et géré une galerie. Le nom avait été trouvé par mon petit frère, et c'était devenu la Galerie Seizenn Glao, ou "ruban de pluie". 
Je vous mets donc aujourd'hui quelques souvenirs qui me restent de cette époque. 
Le plan d'accès aux galeries et ma carte de visite de l'époque.


La petite brochure des artistes de Camaret. Je pose avec mes collègues peintres, et la toile en bas à droite, c'est ma toile du cimetière marin que je vous présentais ici 

Et pour conclure cette article, une de mes toiles réalisée alors:

 


lundi 2 septembre 2013

La toile perdue de Klimt, et une bande annonce.

Il existe une toile de Klimt qui n'existe plus. 
Nous en avons connaissance par des reprographies, mais la toile en elle-même a disparu. Il y a deux ou trois ans, toujours dans l'idée qu'on apprend jamais aussi bien qu'en s'inspirant des grands maîtres, j'avais isolé un des personnages pour travailler dessus. 

 
Pastel sec et huile sur papier, d'après Klimt. 

La toute première fois que j'ai exposé ces travaux, c'était lors de ma toute première exposition au château du Colombier, à Petit Paramé, à côté de Saint-Malo. 
L'autre version, un peu plus douce au regard, avait marqué la directrice-gestionnaire-je sais pas comment elle abat autant de boulot au château, Marie-Pierre. 

Du coup, depuis cette exposition, si jamais vous allez au Château du Colombier,pour passer une nuit ou plus dans un hôtel de luxe, vous pourrez voir l'ouvrage ci dessus dans la salle du petit déjeuner. 

Et si jamais vous n'avez pas envie de vous payer une nuit d'hôtel quatre étoiles juste pour voir mon dessin, il vous reste une solution: 
venir nous voir au château pour les Journées du Patrimoine, les 14 et 15 septembre! 
Ça va être super sympa, le château ouvre ses portes pour le week-end, deux guides de talent présentent l'extérieur du château et le rez-de-chaussée (les guides, c'est Skarbimir et Charlotte), sinon on peut se promener autant qu'on veut dans le parc, visiter la chapelle, et surtout, faire un tour dans la magnifique salle d'exposition du Colombier, où, pendant ces deux jours, Ela Prokopek, son fils Radek, Skarbimir et Charlotte cités précédemment, mon élève Marie-Annick, mon ami Jacques Carpentier et moi-même, nous allons exposer nos travaux!!!
Viendez nombreux.


samedi 24 août 2013

La chapelle Sainte Anne - commune de Saint Broladre

Pas loin de chez moi, dans la baie du Mont Saint Michel, il y a un site absolument magnifique, et qui était une décharge publique dans les années soixante, c'est celui de la Chapelle Sainte Anne
Je vous ai mis le lien de la page internet qui résume un peu tout. Si vous y allez, vous verrez, il y a une grande plaque qui explique aussi l'histoire de la chapelle, et qui montre, photos à l'appui, dans quel état était le site avant nettoyage et réhabilitation (il y avait carrément une carcasse de voiture dans l'étang, entre autres). 
Mais maintenant cette période est révolue, et le site est magnifique. 

J'en ai évidemment fait une toile, prise en photo par Charlotte, et d'après des photos de Charlotte et Skarbimir. 

Ici, la toile presque achevée. 

  

La toile terminée: 

 

Et enfin, parce que c'est important dans la vie d'une toile, la toile exposée: 

 

Si vous voulez la voir, cette toile, elle est désormais accrochée en bonne place au Bar de l'Emeraude et de la Baie, tenu par Dominique Philippart. 



lundi 24 juin 2013

L'exposition du comité des fêtes de Saint Broladre, deuxième partie

Je n'ai pas fini de vous montrer toutes les photos prises par Charlotte et qu'elle a retenues et travaillées pour le blog. 
 

Ici, quelques exposants et membres de l'organisation. Le monsieur que vous voyez à droite, en arrière-plan, juste derrière la religieuse, avec la barbe, est un ancien marin et un maquettiste exceptionnel. Je regrette vraiment de ne pas avoir eu le temps de parler davantage avec lui. 

 

Deux autres de mes élèves devant mon stand. Les moulins, à gauche, que je vous présenterais plus en détail sous peu, ont été fait à partir d'une photo de Charlotte qui a aussi servi de modèle en atelier. 

 

Un petit méli-mélo de toiles. A gauche, en haut, la toile Un intrus dans un bouquet de fleurs, que je vous ai déjà présenté ici. 

Ce qu'il y a d'intéressant, dans ce genre d'expo collective, c'est évidemment de faire plein de rencontres, de partager, et d'échanger. 

 
Par exemple, un monastère non loin de Saint-Broladre avait son stand presque en face du mien, donc je suis allée discuter avec eux. Ils avaient des sculptures très mignonnes. Et puis, quitte à être un aimant à membre du clergé, autant y aller franchement. 
Mais c'est aussi l'occasion de découvrir de nouveaux talents. Par exemple, Sophie Barraud, je l'ai découverte à l'occasion. On a un petit aperçu à droite de ma photo, à l'arrière plan, et son site est dans mes liens depuis une semaine. Elle a trente ans, donc elle est toute jeune, elle habite à Angers, et vraiment, elle a beaucoup de talent! J'ai également ajouté dans mes liens Claire Giraudon, qui fait des choses pas mal du tout. 
 

Voici la toile que j'ai présentée au concours. Je n'ai pas été primée (mais il y a eu un bourrage d'urne, mais bon, ce n'est pas grave, parce que pour une première participation, j'ai eu pas mal de voix), mais j'étais vraiment contente de participer. 
 
Et pour finir, je vous présente Guschi, le petit chien de Josiane, une de mes élève. 
Si on lui enlève sa couette, elle ne voit plus rien. 

dimanche 16 juin 2013

L'exposition du comité des fêtes de Saint Broladre

Je suis à nouveau en photo dans Ouest-France, ma crédibilité auprès de mes voisins est désormais à toute épreuve. (Vu la nature de certains, j'aurais gagné la même respectabilité en leur payant le coup, mais bon). Vous pouvez voir l'article de Ouest-France ici, que je vais m'empresser d'imprimer pour envoyer à ma belle-mère et montrer aux copines, parce que je suis au premier rang avec mon catalogue - mis en page et édité par Charlotte - à la main, la quatrième en partant de la gauche. 
Et maintenant, parlons un peu de l'exposition en elle-même. 
La présidente du comité des Fêtes de Saint-Broladre, Dominique Phillipart, et qui tient le Bar de l'Emeraude et de la baie à Saint Broladre (d'ailleurs si vous faites une pause-repas dans le coin, allez y, c'est une brasserie mais on y mange mieux que bien et l'accueil est vraiment sympa. En plus il y a une de mes toiles accrochées sur le mur à côté des escaliers, près du bar, mais je vous raconterais ça), est une personne tout à fait charmante et dynamique, et surtout, sans aucune prise de tête. Elle a beau dire que ça ne sert à rien de se casser la tête, elle abat un boulot colossal, elle, et toute l'équipe du comité des Fêtes de Saint Broladre (à l'exception de Johanna, ex-secrétaire et actuelle petite peste désagréable, mais comme elle a donné sa démission, je n'en parlerais pas plus. Et je ne donnerais pas son nom de famille parce qu'il ne faut pas déconner non plus). 

Je m'étais donc inscrite à l'exposition, et dans la foulée j'avais aussi inscrit toutes mes élèves de l'atelier de peinture que je dirige à Hirel. D'après Jacques Carpentier, membre du conseil municipal et participant actif du comité des Fêtes, nous avons pas mal relevé le niveau de l'exposition, et ça m'a rudement fait plaisir. 

D'abord, quelques images de mon stand. Chaque participant pouvait avoir deux grilles, ou une table, la plupart des peintres ont choisi des grilles. 
Le côté gauche. Les grilles sont prêtées par les communes environnantes spécialement pour l'exposition, et cette année, elles ont été recouvertes de housses en tissu faites spécialement par Dominique avec tout un stock de draps donnés par sa belle-mère. 
(Je le sais parce qu'avec Charlotte, la veille du jour J, nous avons aidé à l'installation et à l'enfilage des housses sur les grilles). 

Une vue plus générale. Je pose avec une de mes élèves, Nicole, devant mon stand enfin terminé. Comme tout le monde le faisait, j'ai apporté trois de mes chevalets de table pour exposer trois toiles de plus et j'ai viré mes orchidées de mon petit guéridon pour avoir un endroit où poser les cartes de visites, les catalogues et planquer les sacs à main. 

Une petite vue d'ensemble de la salle des fêtes et de l'arrivée des premiers visiteurs. 

 Le soir du vernissage, buffet et discours d'accueil. 

Et premières discussions autour de la peinture, évidemment!

Cet article était un peu long, mais ce blog me sert aussi à garder des souvenirs, alors j'avais envie de m'étendre un peu. 
La suite demain, si tout se passe bien!


lundi 20 mai 2013

Un détail du Colombier: une toile en format carte postale

Aux dernières vacances de Noël, Charlotte avait fait un petit tour dans son magasin de fournitures pour les beaux-arts préféré, à savoir Rougier et Plé (il est bien entendu que je ne touche pas un rond pour mettre le lien du magasin sur mon blog, mais si quelqu'un de chez Rougier et Plé me lit et qu'il veut sponsoriser une artiste peintre perdue dans sa cambrousse, je suis preneuse.)
Et Charlotte m'a rapporté tout un lot de toiles en petits formats: des petits carrés (j'en ai fait ceci, présenté dans mon dernier article), des rectangles en dix sur vingt, et un lot de cinq toiles carrées en trente sur trente. 

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais, au Château du Colombier, je n'avais pas pu m'empêcher de sortir peindre. Renouant ainsi un peu avec la peinture en plein air que j'affectionne tant, je comptais aussi, au cas où je n'ai pas le temps de finir, sur les photos que les enfants - Skarbimir et Charlotte - prenaient, pour me servir de support. 
D'autant plus que, de travail personnel et de peinture en plein air, ma première toile est devenue une commande: le propriétaire du château a voulu en faire l'acquisition! Et je ne peux rien lui refuser: il apprécie mon travail, mais il est, plus que le propriétaire de château- acheteur de toile, un ami. C'est surtout ça qui compte. 

Après les vacances de Noël, j'avais donc à portée de main tout ce qu'il me fallait: des photos du château au format suffisamment grand pour m'en servir comme modèle, et des nouveaux supports. Ce qui nous donne... 

Une nouvelle petite toile, en 10 sur 20, reprenant une des statues qui ornent le parc, derrière le Colombier! 
 

mercredi 1 mai 2013

Des nouvelles sur papier

Bah oui, c'est comme ça qu'on retient comment on dit "journal" en anglais! (en tout cas c'est comme ça que Charlotte faisait quand elle était petite. Ça a bien marché, elle est très bonne en langue maintenant.)

Je vous en parlais ici, j'ai participé à une exposition au Château du Colombier. 
Et on a eu un article dans le journal. 
Et je dis toujours que je vous mettrais le scan quand j'aurais cinq minutes, et je le fais jamais. Sauf aujourd'hui!
J'en profite de ce que ma fille soit là en ce moment pour s'occuper de ce genre de trucs un peu techniques.

On n'est pas mignons? (Je suis la troisième en partant de la gauche). 

 
Et voici une des photos prises sur le moment par le journaliste de Ouest-France, que Lydie m'a gentiment envoyées.

mercredi 10 avril 2013

D'autres photos de mon dernier passage au Château du Colombier

L'avantage non négligeable d'avoir ses deux photographes personnels quand vous faites quelque chose, c'est qu'ils ont tous les deux une façon différente de couvrir l'évènement. Aujourd'hui, nous allons plutôt voir les photos prises par Skarbimir, le fiancé de Charlotte. 

Me voici donc, en grande discussion avec un visiteur (qu'on ne voit pas), prise par mon (futur) gendre. 

Au premier plan, et sur la droite, des nouvelles toiles, en arrière plan, des toiles plus anciennes mais dont je suis quand même fière.

 Une vue de plus près sur mes nouveautés (mais je vous les montrerais plus en détail, ne vous inquiétez pas, Charlotte m'en a pris plein, et en prime, grâce au conseil d'Isabelle, elle a veillé à ce que ça ne rende pas trop sombre). 

Tout à fait à gauche, ma fille, vous apercevez à l'arrière plan au centre, une organisatrice, et moi, je suis toujours là, mais bien cachée par mes toiles (j'aime assez, d'ailleurs). 

J'aime bien la composition de cette photo. 

Skarbimir était ravie de prendre en photo sa petite marmotte, et Charlotte, elle, était ravie de poser avec son nouveau t-shirt tête de mort (j'avoue qu'il est pas mal).

A très bientôt!

samedi 6 avril 2013

Artisans et peintres au Château du Colombier

Me revoilà! J'ai été pas mal absente ces temps-ci parce que j'ai eu du boulot par dessus la tête. D'abord, depuis novembre dernier, tous les vendredis, de 15 heures à 19 heures, je dirige un atelier de peinture à Hirel. C'est sympa, et mes élèves sont géniales, mais c'est prenant! Et leur nombre grossit de mois en mois. On a désormais un bon groupe, on parle déjà d'ouvrir un deuxième atelier l'année prochaine. Je suis très contente, mais bon, cela occupe. 
Ensuite de quoi, tout l'atelier et moi-même sommes inscrits pour participer à l'exposition annuelle de Saint-Broladre sur le thème de la mer. Par la même occasion, j'ai inscrit Charlotte, ma fille, et son fiancé, Skarbimir, dans la catégorie photo. 
Et puis, le week-end de Pâques, sur invitation d'une jeune fille rencontrée lors de ma première exposition au Château du Colombier avec mon amie Ela Prokopek, je suis retournée au Colombier pour exposer à nouveau, avec des artisans verriers, joaillers, et sculpteurs sur bois. 
Je vous montre ça: 

 Une vue générale de mon petit stand avec le jeu d'ombre et de lumière de cette magnifique verrière. 


Les deux organisatrices de l'exposition: Lydie (debout, avec le téléphone à la main) et Christine, sa sœur aînée, à droite de Lydie. Moi, je suis assise et cachée par mes toiles. 
Un grand bravo à elles, c'était la première exposition qu'elles organisaient, avec une bonne douzaine de participants! 


Derrière mon stand, avec mon porte-chevalet, et le tableau représentant le château du Colombier, que j'ai terminé au cours de ces trois jours d'exposition. 



Un détail de mon stand, avec mes tous nouveaux petits formats! 
Je vous en parlerais plus en détail quand j'aurais fini de parler de cette exposition. 


Moi-même et le fiancé de Charlotte. 
Ils étaient venus me prêter main-forte pendant tout ce long week-end, et je les en remercie. 
Toutes les photos de l'exposition publiées ici ont été prises par eux, et je les utilise avec leur permission. 

A très bientôt pour de nouvelles aventures pour d'autres détails sur cette expo!

mardi 4 décembre 2012

Entre les gouttes.

Exposer, je ne le redirais jamais assez, c'est bien. 
Exposer dans un cadre charmant et verdoyant, c'est encore mieux. 
Mais au bout d'un moment, dans un tel cadre, il y aura toujours un truc qui va me manquer. Parfois, ça vire à l'obsession (je plaisante à peine). 
Vous ne devinez pas? 

Bon, je vous laisse découvrir en images. 

Là, on est bien, mais je vous dis, il manque un truc. 

 Vous commencez à deviner, non? 
En tout cas, les enfants n'ont pas traîné à nous griller, d'autant qu'on leur avait laissé la charge de la salle... 

 Voilà!
Il ne me manquait pas grand chose...
Juste un chevalet, mes couleurs, un support et des pinceaux... 
(Tiens, je viens de percuter que j'étais habillée en noir avec un manteau rouge... Ma fille a eu la bonté de m'épargner une référence à Jeanne Mas. La brave enfant.)


  Mais il ne faut pas non plus oublier le travail... Enfin, en l'occurrence, c'est une averse qui nous l'a brutalement rappelé en nous forçant à une retraite précipitée vers la salle d'exposition. 
Puis il est encore venu plein de monde, et on n'a pas pu terminer nos tableaux, Ela et moi. 
Enfin bon, on ne va pas râler non plus, faut pas exagérer.

Ela et son fils aîné, Skarbimir

Et bien sûr, expérience paradoxale: c'est quand la salle et vide qu'on a le temps de prendre des photos!
Ce qui fait que, ces photos, même prises sur le vif, ne reflètent pas entièrement la réalité. Qu'en déduire de nos vies de peintres-qui-exposent?
Vous avez quatre heures, calculette non autorisée.  


La prochaine fois, si vous êtes sages, je vous parlerais de mes cours de peinture. 
En fait, même si vous êtes pas sages. 
Et en bonne fan de Brautigan, je vous parlerais aussi de pêche à la truite. 
Si.

samedi 10 novembre 2012

Faire une expo c'est bien, peindre, c'est mieux.

Je sais, je tarde à vous raconter la fin d'une exposition qui a duré trois jours et qui s'est terminée il y a trois semaines, mais imaginez vous que j'ai du boulot. 
 
Alors, autant le jour du vernissage, c'est un peu le rush, il faut cavaler partout, transporter le matériel, tout installer, monter les grilles, assembler les toiles, et quand tout est fin prêt, on va s'enfermer dans des toilettes -spacieuses mais sans lumière, on ne comprendra comment allumer que dans la soirée, c'est ça une équipe de ouineurs- on se fait beau, et, alors qu'on a mangé que des chips à la moutarde dans la journée, on PARLE aux gens, et on SOURIT. 
C'est pas que je sois vraiment misanthrope de nature. 
Quoique. 
Mais bon, pour résumer, que vous soyez de nature sociable ou pas, les vernissages, ça épuise. 
Alors que, le deuxième jour, on peut souffler un peu. 
Même s'il faut toujours être beau, souriant et gentil. 
 
 Déjà, arriver en avance par rapport à l'heure officielle d'ouverture de l'exposition, ça permet de prendre en photo le travail d'installation fini, avec la lumière du jour c'est quand même beaucoup plus sympa.
L'avantage non négligeable de cette salle, c'est vraiment l'immense verrière.
Non seulement on a une vache de luminosité même par temps gris -la Bretagne, tout ça - mais en plus, qu'il fasse froid, c'est pas un problème!
La partie vitrée chauffe admirablement bien, alors que vu la taille de la salle, ce serait vraiment très dur de chauffer tout ça avec simplement des radiateurs.

 Les grilles de Lubek, contextualisées. Et celles de Charlotte et moi, à droite sur l'image. (Suggestion de présentation).
Je suis vraiment fière du travail fait pour cette exposition. L'arrangement des toiles n'était pas évident.
L'univers pictural de mon amie Ela n'est pas très proche du mien, et pourtant, nous sommes arrivés à combiner les deux, et à faire que les toiles se répondent l'une l'autre.
 La preuve avec ce mélange de portraits et de marine.
Plutôt bluffant non?
Ici, nous avons plus en détail une des grilles du fond de la salle. Mes natures mortes s'accordent bien avec les luxuriants paysages de jardins d'Ela, sans qu'un type de toile n'écrase l'autre. Très important quand on expose à deux, et qu'on ne veut pas faire une division de l'espace "la moitié pour l'une, la moitié pour l'autre". C'est bien plus vivant comme ça!


Idem, toujours le mur du fond.
Quand je vous disais que c'était grand, et qu'il y avait pas mal de place à couvrir!


Quelques uns de mes nus, vus d'un peu plus près. 
De gauche à droite, vous avez un travail au fusain, un triptyque au pastel sec, et un travail à la sanguine. 
Leur date de création est assez ancienne, mais j'aime les voir, j'aime les exposer. Pour la plupart, ils sont tout ce qu'il me reste de certaines périodes de travail intenses et prolifiques, mais ils sont la preuve que je n'ai pas commencé à travailler à mon arrivée en Bretagne... 
Par contre, pour prouver que je dessinais déjà dans les années 60 et 70, c'est une autre paire de manches: de cette période là, il ne me reste plus rien! Quoique, si dans ma famille une âme charitable en avait sauvé... (et non vendus pour se faire de l'argent de poche, comme certaines de mes nièces... les enfants sont merveilleux).