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samedi 15 août 2015

Le Charavage (je fais des blagues si je veux, c'est mon blog)


Un jour, j'ai offert un chaton à ma fille parce qu'elle était triste, c'était en décembre 2005. J'ai profité de ce que je venais de vendre une toile pour investir la somme dans un chaton de race, et j'avais choisi cette British à poils courts parce qu'elle était complètement chtarbée  avait ce petit grain de folie qui me rappelait ma fille. 

Et ça a bien marché, ma fille allait quand même mieux avec son chat. 

Quelques années plus tard, ma fille est allée encore mieux, parce que l'Amoureux venait d'arriver. L'Amoureux est devenu le Fiancé, et bientôt le Mari d'ailleurs j'aimerais que ça se concrétise tout ça, coucou ma chérie, et ils se sont installés ensemble dans le studio de 27 m² que jusque là ma fille partageait avec son chat. 

27 m² ce n'est pas grand, surtout quand l'ensemble prend la chaleur très vite ainsi que l'humidité, et qu'on ne peut aérer que difficilement parce que le chat a des velléités d'équilibristes sur le rebord de fenêtre, et de "tiens, je sauterais bien d'une fenêtre à l'autre même si y a cinq étages de hauteur en dessous".

Bref.
J'ai récupéré le chat de ma fille.


"Moui, assez intéressant, tout ça"

Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle s'est assez bien habituée à son nouvel habitat, à un nouvel humain, et à de nouvelles façons d'empêcher l'humain de bosser. 

"Tu finiras tes recherches tout à l'heure, humaine"

Il faut admettre que je ne la contrarie pas beaucoup... 
Mais bon, on savait déjà que cette chatte aimait Jimi Hendrix, Mozart et le melon, alors si elle aime le Caravage en plus, on ne va pas se plaindre non plus. 

 
 

mardi 12 août 2014

Il y a encore quelqu'un???

Au vu des statistiques, paradoxalement, oui, il y a encore un tout petit peu de passage quotidien sur ce blog. 
Mais quand même. Depuis le 12 mars, rien de neuf, et on est aujourd'hui le 12 août. Ce qui nous fait donc cinq mois tout pile sans aucune nouvelle sur ce blog. 
En même temps, c'est pas comme si j'avais rien fichu tout ce temps.


On va commencer par un nu, parce que je ne vais pas gâcher le potentiel d'aguichage des dessins que je ne vous ai pas encore montrés. 
Celui ci date de la fin des années 90 - début années 2000.

On a tous en nous quelque chose de Gustave Courbet. 
Potentiel d'aguichage je vous dis. 

  
Et là, ce tableau qui a moins de sex appeal, mais qui avait le mérite d'être dans l'avant dernière expo faite avec les Artistes de la Côte d’Émeraude. 
On en a fait une à Cancale, et une à Paramé, cette dernière s'est terminée il y a une semaine. 
Mais je vais vous raconter tout ça un peu plus tard. Des bisous.

mardi 4 mars 2014

Quelques nus.

Enchaînons sur d'autres travaux réalisés en atelier! 


Ces dessins représentent particulièrement bien la façon dont j'aime travailler. 
Une grande feuille, des poses courtes, rapidement exécutées. 
Même pour les débutants, cela apprend beaucoup: gérer son temps, oublier les détails, se concentrer sur la cohérence anatomique... 


Et un petit dessin agrémenté d'un décor. 
 

mercredi 16 octobre 2013

Un nu d'il y a longtemps.

En cinquante ans de carrière, si j'avais gardé toutes mes toiles, il me faudrait au moins une autre maison équivalente à celle que j'occupe déjà pour stocker tous mes travaux. Parfois, je regrette d'avoir dû me séparer de certaines, surtout sans les avoir prises en photo avant, même si je les ai vendues, même si je sais que là où elles sont, elles sont appréciées à leur juste valeur. 
Et puis, de temps en temps, en fouillant dans mes cartons - vous savez, ceux qui traversent les déménagements sans être quasiment ouverts, parce que votre vie est telle que, temporairement, vous préférez en garder certains fermés - je retrouve une toile, un dessin, une étude, que j'ai aimé faire, et que je conserve en souvenir, ou pour m'en servir comme modèle. 


Cette toile, redécouverte récemment, a suscité l'admiration du fiancé de ma fille (quel adorable garçon). Ce n'était pas tellement le travail anatomique qui importait ici, mais bien plutôt le travail de la matière. 
Autant je peux travailler une peinture très fluide, avec des pinceaux minuscules, et faire un travail de dentellière délicate, autant j'aime beaucoup le travail de la matière: peindre au couteau, avec des pinceaux épais, prendre la peinture directement au sortir du tube ou peindre au doigt comme je l'ai peaufiné avec Jo Meilard lorsque j'habitais à Camaret-sur-Mer, voilà qui me plait. 
J'ai toujours été bien consciente que la peinture est un art visuel. Mais il m'a toujours semblé un peu injuste d'en priver ceux dont la vision faisait défaut. Je suis très myope, mais mon regard s'y est adapté au fil des années et je le considère désormais comme un atout. 
Quand mon gendre me dit qu'il est daltonien, je suis toujours curieuse de savoir ce qu'il voit (plutôt que de lui signaler ce qu'il ne voit pas), parce que pour moi, ce n'est pas un défaut de l'oeil: c'est une chance inestimable de voir différemment des autres. 
Aussi, j'ai toujours apprécié les initiatives qui consistent à rendre une image "visible" pour les non-voyants, par le biais du toucher. Cette toile était un peu dans cette optique là: elle n'est pas seulement faite pour être vue, elle peut être touchée aussi. 
Les mélanges de sables qui font le fond, et les ombres, ont été préparés de façon à être suffisamment solides pour être manipulés, et la texture change en fonction de l'endroit. Touchez le tableau (pas l'écran, hein), et vous ne sentirez pas la même chose sous vos doigts en longeant les ombres ou en suivant les courbes du personnage central.

lundi 2 septembre 2013

La toile perdue de Klimt, et une bande annonce.

Il existe une toile de Klimt qui n'existe plus. 
Nous en avons connaissance par des reprographies, mais la toile en elle-même a disparu. Il y a deux ou trois ans, toujours dans l'idée qu'on apprend jamais aussi bien qu'en s'inspirant des grands maîtres, j'avais isolé un des personnages pour travailler dessus. 

 
Pastel sec et huile sur papier, d'après Klimt. 

La toute première fois que j'ai exposé ces travaux, c'était lors de ma toute première exposition au château du Colombier, à Petit Paramé, à côté de Saint-Malo. 
L'autre version, un peu plus douce au regard, avait marqué la directrice-gestionnaire-je sais pas comment elle abat autant de boulot au château, Marie-Pierre. 

Du coup, depuis cette exposition, si jamais vous allez au Château du Colombier,pour passer une nuit ou plus dans un hôtel de luxe, vous pourrez voir l'ouvrage ci dessus dans la salle du petit déjeuner. 

Et si jamais vous n'avez pas envie de vous payer une nuit d'hôtel quatre étoiles juste pour voir mon dessin, il vous reste une solution: 
venir nous voir au château pour les Journées du Patrimoine, les 14 et 15 septembre! 
Ça va être super sympa, le château ouvre ses portes pour le week-end, deux guides de talent présentent l'extérieur du château et le rez-de-chaussée (les guides, c'est Skarbimir et Charlotte), sinon on peut se promener autant qu'on veut dans le parc, visiter la chapelle, et surtout, faire un tour dans la magnifique salle d'exposition du Colombier, où, pendant ces deux jours, Ela Prokopek, son fils Radek, Skarbimir et Charlotte cités précédemment, mon élève Marie-Annick, mon ami Jacques Carpentier et moi-même, nous allons exposer nos travaux!!!
Viendez nombreux.


vendredi 23 août 2013

Les hoplites nus - le détail

Comme pour mes girafes précédemment, Charlotte avait pris quelques plans de détail des hoplites. 



Il y a peu, on m'a reproché - pas sur le blog, je vous rassure - d'être parfois intello avec un ton professoral. Or, je ne vois pas pourquoi on aurait le droit de me faire reproche de ce que je suis, à savoir une intello, et de ce qui a été ma fonction. Eh oui, soixante trois ans ou pas, j'ai été treize ans de suite institutrice, puis professeur d'arts plastiques, professeur particulière et j'ai dirigé des ateliers, en plus de mon activité de peintre. Alors oui, j'ai un ton professoral parce que je suis une prof! 



Et comme sur mon blog, au delà de faire ce que je veux puisque je suis chez moi, j'aime bien filer des coups de main aux peintres amateurs qui s'aventurent par là, j'ai pensé que quelques vues de détail pouvaient être profitables. 


La prochaine fois, je vous montrerais une toile et une chapelle. En même temps. 

dimanche 18 août 2013

Je suis de retour avec des hommes tous nus - les hoplites.

Désolée pour le retard! J'ai été un peu débordée, et Charlotte était partie deux semaines en Pologne- Lituanie avec son amoureux (elle a pris plein de photos pour moi, bon signe, je vais avoir plein de boulot en réserve), et je préfère gérer mon blog quand elle n'est pas loin (et qu'elle me prépare mes photos). 

Mais, pour me faire pardonner et ajouter un peu de glamour sur le blog, je vais publier des photos de mon dernier ouvrage avec des hommes tous nus. Il n'y a pas à dire, les Grecs, ils savaient vivre. 

Mes hoplites ont été fait avec la même technique de peinture sur papier froissé déjà utilisée pour les girafes 


Comme modèle, je suis tout simplement partie d'une image de mon calendrier perpétuel. Quand je vous dis que l'inspiration peut se trouver partout. 


Je n'ai pas fait une copie conforme non plus, sinon ce n'est pas drôle. Charlotte a essayé de mettre les deux sur le même plan. 


Sous le calendrier perpétuel, la petite mallette en bois où je stocke mes tubes de peintures. Offerte il y a maintenant plus de quarante ans par une de mes grandes amies de ce temps, Denise Garrigou, qui était aussi la professeur d'anglais de mon petit frère au lycée de Vannes à l'époque (mon premier petit frère, Erwann. Parce que je viens d'une fratrie de six, moi, voyez vous). 
 

lundi 20 mai 2013

Un détail du Colombier: une toile en format carte postale

Aux dernières vacances de Noël, Charlotte avait fait un petit tour dans son magasin de fournitures pour les beaux-arts préféré, à savoir Rougier et Plé (il est bien entendu que je ne touche pas un rond pour mettre le lien du magasin sur mon blog, mais si quelqu'un de chez Rougier et Plé me lit et qu'il veut sponsoriser une artiste peintre perdue dans sa cambrousse, je suis preneuse.)
Et Charlotte m'a rapporté tout un lot de toiles en petits formats: des petits carrés (j'en ai fait ceci, présenté dans mon dernier article), des rectangles en dix sur vingt, et un lot de cinq toiles carrées en trente sur trente. 

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais, au Château du Colombier, je n'avais pas pu m'empêcher de sortir peindre. Renouant ainsi un peu avec la peinture en plein air que j'affectionne tant, je comptais aussi, au cas où je n'ai pas le temps de finir, sur les photos que les enfants - Skarbimir et Charlotte - prenaient, pour me servir de support. 
D'autant plus que, de travail personnel et de peinture en plein air, ma première toile est devenue une commande: le propriétaire du château a voulu en faire l'acquisition! Et je ne peux rien lui refuser: il apprécie mon travail, mais il est, plus que le propriétaire de château- acheteur de toile, un ami. C'est surtout ça qui compte. 

Après les vacances de Noël, j'avais donc à portée de main tout ce qu'il me fallait: des photos du château au format suffisamment grand pour m'en servir comme modèle, et des nouveaux supports. Ce qui nous donne... 

Une nouvelle petite toile, en 10 sur 20, reprenant une des statues qui ornent le parc, derrière le Colombier! 
 

vendredi 17 mai 2013

Des petits formats. Petits, mais mignons.

Les fins d'année sont toujours un peu agitées, avant le calme plat des grandes vacances. Charlotte me dit que c'est pareil pour elle, avec ses petits élèves qu'elle a en cours particuliers. Ils sont sur le coup, et ont très envie d'avoir de bonnes notes avant leur dernier bulletin, et quand les conseils de classe seront passés, pfuit! Plus rien. 
Mais ce sera l'été, les vacances, et tout le monde pourra souffler un peu. En attendant, voici deux petites toiles faites il y a quelques mois. 

 

Je n'ai déjà plus celui de droite. C'est Charlotte qui l'a pris pour l'offrir à une de ses meilleures amies. Je préfère celui de gauche, personnellement. Peut être parce que le personnage principal à quelques traits communs avec moi (j'étais rousse, moi aussi!)

 

Sur un support aussi réduit, je n'ai pas travaillé la matière. On le voit à la trame apparente de la toile (et à la qualité de la photo faite par Charlotte et Skarbimir). C'est un travail qui demande un peu plus de minutie. 


Celui là est inspiré des différents putti de François Boucher. Cela fait quelques temps que je les travaille. Tout a commencé lorsque Charlotte a voulu que nous fassions nos cartes de voeux nous-mêmes. Nous avons pris différents modèles de putti, et nous les avons réarrangé à notre façon! 

samedi 27 avril 2013

Un intrus dans un bouquet de fleurs

J'aime beaucoup les natures mortes. J'ai assez d'expérience, maintenant, pour dire que les natures mortes font partie de mes classiques. 
Ce n'est pas pour cela que je ne peux pas les revisiter! 
 

Ici, j'ai essayé d'associer à ma nature morte à la peinture à l'huile la technique de la peinture sur feuilles d'or, que je peaufine en ce moment. 
Et puis, j'aime bien intégrer de petits personnages fantasmagoriques dans mes tableaux, comme si nous étions dans un conte de fées. 
Après tout, peindre un tableau, c'est aussi raconter une histoire...