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mardi 12 août 2014

Il y a encore quelqu'un???

Au vu des statistiques, paradoxalement, oui, il y a encore un tout petit peu de passage quotidien sur ce blog. 
Mais quand même. Depuis le 12 mars, rien de neuf, et on est aujourd'hui le 12 août. Ce qui nous fait donc cinq mois tout pile sans aucune nouvelle sur ce blog. 
En même temps, c'est pas comme si j'avais rien fichu tout ce temps.


On va commencer par un nu, parce que je ne vais pas gâcher le potentiel d'aguichage des dessins que je ne vous ai pas encore montrés. 
Celui ci date de la fin des années 90 - début années 2000.

On a tous en nous quelque chose de Gustave Courbet. 
Potentiel d'aguichage je vous dis. 

  
Et là, ce tableau qui a moins de sex appeal, mais qui avait le mérite d'être dans l'avant dernière expo faite avec les Artistes de la Côte d’Émeraude. 
On en a fait une à Cancale, et une à Paramé, cette dernière s'est terminée il y a une semaine. 
Mais je vais vous raconter tout ça un peu plus tard. Des bisous.

mercredi 16 octobre 2013

Un nu d'il y a longtemps.

En cinquante ans de carrière, si j'avais gardé toutes mes toiles, il me faudrait au moins une autre maison équivalente à celle que j'occupe déjà pour stocker tous mes travaux. Parfois, je regrette d'avoir dû me séparer de certaines, surtout sans les avoir prises en photo avant, même si je les ai vendues, même si je sais que là où elles sont, elles sont appréciées à leur juste valeur. 
Et puis, de temps en temps, en fouillant dans mes cartons - vous savez, ceux qui traversent les déménagements sans être quasiment ouverts, parce que votre vie est telle que, temporairement, vous préférez en garder certains fermés - je retrouve une toile, un dessin, une étude, que j'ai aimé faire, et que je conserve en souvenir, ou pour m'en servir comme modèle. 


Cette toile, redécouverte récemment, a suscité l'admiration du fiancé de ma fille (quel adorable garçon). Ce n'était pas tellement le travail anatomique qui importait ici, mais bien plutôt le travail de la matière. 
Autant je peux travailler une peinture très fluide, avec des pinceaux minuscules, et faire un travail de dentellière délicate, autant j'aime beaucoup le travail de la matière: peindre au couteau, avec des pinceaux épais, prendre la peinture directement au sortir du tube ou peindre au doigt comme je l'ai peaufiné avec Jo Meilard lorsque j'habitais à Camaret-sur-Mer, voilà qui me plait. 
J'ai toujours été bien consciente que la peinture est un art visuel. Mais il m'a toujours semblé un peu injuste d'en priver ceux dont la vision faisait défaut. Je suis très myope, mais mon regard s'y est adapté au fil des années et je le considère désormais comme un atout. 
Quand mon gendre me dit qu'il est daltonien, je suis toujours curieuse de savoir ce qu'il voit (plutôt que de lui signaler ce qu'il ne voit pas), parce que pour moi, ce n'est pas un défaut de l'oeil: c'est une chance inestimable de voir différemment des autres. 
Aussi, j'ai toujours apprécié les initiatives qui consistent à rendre une image "visible" pour les non-voyants, par le biais du toucher. Cette toile était un peu dans cette optique là: elle n'est pas seulement faite pour être vue, elle peut être touchée aussi. 
Les mélanges de sables qui font le fond, et les ombres, ont été préparés de façon à être suffisamment solides pour être manipulés, et la texture change en fonction de l'endroit. Touchez le tableau (pas l'écran, hein), et vous ne sentirez pas la même chose sous vos doigts en longeant les ombres ou en suivant les courbes du personnage central.

lundi 4 février 2013

Un dernier nu pour finir

Voilà! Nous arrivons au terme de cette grosse semaine sur le thème du nu et du modèle vivant. Je ferais sans doute d'autres "semaines" de ce type plus tard, mais pour le moment, j'ai montré pas mal de ce que je voulais montrer pour cette première fois. 
Pour conclure, un nu réalisé à l'acrylique sur papier, il y a quelques années déjà. 
Je n'ai pas eu de mal à désigner le modèle par son nom, dans la mesure où la jeune femme que vous voyez là... C'est moi! 

samedi 2 février 2013

Quand on en a marre du dessin académique...

Eh bien, on se lâche un peu. 
Je l'ai déjà dit, il faut une part de sérieux, dans la peinture, c'est pas une activité d'illuminés qui seront bien embêtés pour payer leur loyer à force de rêvasser et de jouer avec leurs pinceaux. 
Mais bon, si c'était une activité de vieux grincheux sans plaisir ni amusement, qui aurait consisté à souffrir comme une bête pour pouvoir atteindre la Création, la Vraie (j'peux pas blairer les gens qui mettent des majuscules n'importe où, au passage), croyez moi, j'aurais raccroché les pinceaux et j'aurais fait du macramé. 
Ceci pour vous dire qu'on peut vraiment bien se marrer avec un bout de papier et un fusain, sous couvert d'un travail très sérieux. 
Démonstration: 
Elle est pas belle, ma madame-Sphinx?
(fusain sur papier, réalisé en cinq minutes)


J'aimais bien cette modèle, et on discutait souvent pendant les pauses ou après l'atelier.
Or ne voilà-t-il pas qu'un jour, elle me confie qu'elle se trouvait trop ronde (j'ai une théorie selon laquelle une majorité de filles à un miroir déformant à la place des yeux).
Qu'à cela ne tienne, lui ai-je répondu. Je vais te dessiner en version carrée! 
Elle en était très contente.


mercredi 30 janvier 2013

Vues de dos



On continue dans cette longue semaine sur le thème du nu et du modèle vivant. Aujourd'hui, j'ai décidé de m'arrêter sur les poses de dos, j'en ai quelques unes qui illustrent bien le principe.
Fusain sur papier, pose de cinq minutes

Fusain sur papier, pose de cinq minutes

Pastels secs sur papier, pose de cinq-dix minutes.

mardi 29 janvier 2013

Nus en position assise

J'essaie de mettre un peu d'ordre dans les photos de mes dessins, et de les publier avec un peu de cohérence. Aujourd'hui, quelques modèles en pose accroupie ou recroquevillée: 

On voit bien qu'il s'agit là d'une pose de cinq minutes: à peine le temps de dégager les masses, et d'apporter quelques détails. Tout doit être fait en quelques traits, et en quelques ombres.

Idem pour celui-ci, où il n'y a pas le temps de dessiner avec précision le visage. Mais ce type de travail est surtout fait pour progresser en dessin anatomique: placer les membres, trouver les bonnes proportions, tenir compte du squelette...

Celui là ne relève pas exactement des mêmes circonstances. Il s'agit toujours de modèle vivant, mais là, j'ai essayé de résumer le croquis à un trait simple, en essayant de ne garder que le "premier jet". 
D'ailleurs, si je devais donner un conseil à ceux qui débutent, ça serait de ne pas se décourager trop vite, et de ne pas tout effacer sous prétexte qu'un seul trait ou coup de crayon ne vous convient pas. Tout se rattrape. Si un trait part de travers, pas grave, faites autre chose, vous pourrez toujours faire un autre dessin par la suite, en ayant soufflé un peu, parce que ce n'est pas bon de recommencer tout de suite quand on est énervé d'avoir "raté". 
Autre chose: si vous avez du mal à évaluer votre travail ou si vous avez  une grande capacité à vous dévaloriser, il y a de fortes chances de ne pas estimer vos œuvres à leur juste valeur et de les voir comme mauvaises ou mal fichues. Raison pour laquelle il ne faut JAMAIS détruire un dessin ou une toile quand on débute (ou même après). Il vaut mieux cacher pendant un temps, et lui redonner sa chance plus tard.

samedi 26 janvier 2013

D'autres nus

La semaine s'achève, et je n'ai que bien peu posté, mais c'est pour la bonne cause: j'ai peint, d'abord, et ensuite, avec la fonte de la neige, j'ai pu à nouveau sortir de chez moi, et aller en atelier! 
C'est fou, cela me manquait énormément.
Un de ces quatre, je vous montrerais des photos.


Aujourd'hui, pour continuer dans cette série de nus que je voulais vous présenter, et que je vais poursuivre la semaine prochaine, deux fusains de deux modèles masculins.



Une anecdote en passant: lors de ma dernière exposition au Château du Colombier, j'avais présenté quelques nus. Après tout, ils sont dans un format légèrement plus grand que le A4, ils ne prenaient pas beaucoup de place, bien présentés sous verre ça fait joli... 
Sauf que quand il y en a une vingtaine, on se marre bien à trouver un titre pour chacun! Ma fille m'a suggéré de mettre "Nu n°1", "Nu n°2", "Nu n°3", etc, mais j'ai rapidement décliné (je me demande pourquoi). Alors nous leur avons trouvé des prénoms à chacun, parce que je ne me souvenais plus de celui des modèles, en tout cas pas tous.
Je vous présente donc "Adam", et "Simon".


mardi 22 janvier 2013

Join the holy orgy...

Je ne vais pas vous parler de la neige, parce que tout le monde le fait, et qu'en plus ça commence à fondre. J'ai essayé de conjurer le sort avec un peu d'orientalisme il y a peu, aujourd'hui, je persiste avec... 
Des filles toutes nues!

Oui, j'essaie de faire une accroche sexy alors qu'en fait je vais vous montrer des croquis de modèle vivant, mais c'est mon blog, je fais ce que je veux. 
Pas besoin d'éloigner les enfants, c'est du modèle vivant: les poses sont faites pour étudier l'anatomie, pas pour séduire ou pour exciter. 
J'ai d'ailleurs toujours pensé que tout le monde pouvait poser en modèle vivant: il y aura toujours quelque chose à apprendre.


Ce sont deux fusains sur papier, en pose de dix-quinze minutes. En fonction du vernis appliqué, et du temps qui passent, les teintes varient et se troublent.


Allez, une petite vidéo pour expliquer l'association d'idée entre mon envie de soleil, les nus, et le titre de l'article :)