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lundi 2 septembre 2013

La toile perdue de Klimt, et une bande annonce.

Il existe une toile de Klimt qui n'existe plus. 
Nous en avons connaissance par des reprographies, mais la toile en elle-même a disparu. Il y a deux ou trois ans, toujours dans l'idée qu'on apprend jamais aussi bien qu'en s'inspirant des grands maîtres, j'avais isolé un des personnages pour travailler dessus. 

 
Pastel sec et huile sur papier, d'après Klimt. 

La toute première fois que j'ai exposé ces travaux, c'était lors de ma toute première exposition au château du Colombier, à Petit Paramé, à côté de Saint-Malo. 
L'autre version, un peu plus douce au regard, avait marqué la directrice-gestionnaire-je sais pas comment elle abat autant de boulot au château, Marie-Pierre. 

Du coup, depuis cette exposition, si jamais vous allez au Château du Colombier,pour passer une nuit ou plus dans un hôtel de luxe, vous pourrez voir l'ouvrage ci dessus dans la salle du petit déjeuner. 

Et si jamais vous n'avez pas envie de vous payer une nuit d'hôtel quatre étoiles juste pour voir mon dessin, il vous reste une solution: 
venir nous voir au château pour les Journées du Patrimoine, les 14 et 15 septembre! 
Ça va être super sympa, le château ouvre ses portes pour le week-end, deux guides de talent présentent l'extérieur du château et le rez-de-chaussée (les guides, c'est Skarbimir et Charlotte), sinon on peut se promener autant qu'on veut dans le parc, visiter la chapelle, et surtout, faire un tour dans la magnifique salle d'exposition du Colombier, où, pendant ces deux jours, Ela Prokopek, son fils Radek, Skarbimir et Charlotte cités précédemment, mon élève Marie-Annick, mon ami Jacques Carpentier et moi-même, nous allons exposer nos travaux!!!
Viendez nombreux.


lundi 20 mai 2013

Un détail du Colombier: une toile en format carte postale

Aux dernières vacances de Noël, Charlotte avait fait un petit tour dans son magasin de fournitures pour les beaux-arts préféré, à savoir Rougier et Plé (il est bien entendu que je ne touche pas un rond pour mettre le lien du magasin sur mon blog, mais si quelqu'un de chez Rougier et Plé me lit et qu'il veut sponsoriser une artiste peintre perdue dans sa cambrousse, je suis preneuse.)
Et Charlotte m'a rapporté tout un lot de toiles en petits formats: des petits carrés (j'en ai fait ceci, présenté dans mon dernier article), des rectangles en dix sur vingt, et un lot de cinq toiles carrées en trente sur trente. 

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais, au Château du Colombier, je n'avais pas pu m'empêcher de sortir peindre. Renouant ainsi un peu avec la peinture en plein air que j'affectionne tant, je comptais aussi, au cas où je n'ai pas le temps de finir, sur les photos que les enfants - Skarbimir et Charlotte - prenaient, pour me servir de support. 
D'autant plus que, de travail personnel et de peinture en plein air, ma première toile est devenue une commande: le propriétaire du château a voulu en faire l'acquisition! Et je ne peux rien lui refuser: il apprécie mon travail, mais il est, plus que le propriétaire de château- acheteur de toile, un ami. C'est surtout ça qui compte. 

Après les vacances de Noël, j'avais donc à portée de main tout ce qu'il me fallait: des photos du château au format suffisamment grand pour m'en servir comme modèle, et des nouveaux supports. Ce qui nous donne... 

Une nouvelle petite toile, en 10 sur 20, reprenant une des statues qui ornent le parc, derrière le Colombier! 
 

mercredi 1 mai 2013

Des nouvelles sur papier

Bah oui, c'est comme ça qu'on retient comment on dit "journal" en anglais! (en tout cas c'est comme ça que Charlotte faisait quand elle était petite. Ça a bien marché, elle est très bonne en langue maintenant.)

Je vous en parlais ici, j'ai participé à une exposition au Château du Colombier. 
Et on a eu un article dans le journal. 
Et je dis toujours que je vous mettrais le scan quand j'aurais cinq minutes, et je le fais jamais. Sauf aujourd'hui!
J'en profite de ce que ma fille soit là en ce moment pour s'occuper de ce genre de trucs un peu techniques.

On n'est pas mignons? (Je suis la troisième en partant de la gauche). 

 
Et voici une des photos prises sur le moment par le journaliste de Ouest-France, que Lydie m'a gentiment envoyées.

mercredi 10 avril 2013

D'autres photos de mon dernier passage au Château du Colombier

L'avantage non négligeable d'avoir ses deux photographes personnels quand vous faites quelque chose, c'est qu'ils ont tous les deux une façon différente de couvrir l'évènement. Aujourd'hui, nous allons plutôt voir les photos prises par Skarbimir, le fiancé de Charlotte. 

Me voici donc, en grande discussion avec un visiteur (qu'on ne voit pas), prise par mon (futur) gendre. 

Au premier plan, et sur la droite, des nouvelles toiles, en arrière plan, des toiles plus anciennes mais dont je suis quand même fière.

 Une vue de plus près sur mes nouveautés (mais je vous les montrerais plus en détail, ne vous inquiétez pas, Charlotte m'en a pris plein, et en prime, grâce au conseil d'Isabelle, elle a veillé à ce que ça ne rende pas trop sombre). 

Tout à fait à gauche, ma fille, vous apercevez à l'arrière plan au centre, une organisatrice, et moi, je suis toujours là, mais bien cachée par mes toiles (j'aime assez, d'ailleurs). 

J'aime bien la composition de cette photo. 

Skarbimir était ravie de prendre en photo sa petite marmotte, et Charlotte, elle, était ravie de poser avec son nouveau t-shirt tête de mort (j'avoue qu'il est pas mal).

A très bientôt!

samedi 6 avril 2013

Artisans et peintres au Château du Colombier

Me revoilà! J'ai été pas mal absente ces temps-ci parce que j'ai eu du boulot par dessus la tête. D'abord, depuis novembre dernier, tous les vendredis, de 15 heures à 19 heures, je dirige un atelier de peinture à Hirel. C'est sympa, et mes élèves sont géniales, mais c'est prenant! Et leur nombre grossit de mois en mois. On a désormais un bon groupe, on parle déjà d'ouvrir un deuxième atelier l'année prochaine. Je suis très contente, mais bon, cela occupe. 
Ensuite de quoi, tout l'atelier et moi-même sommes inscrits pour participer à l'exposition annuelle de Saint-Broladre sur le thème de la mer. Par la même occasion, j'ai inscrit Charlotte, ma fille, et son fiancé, Skarbimir, dans la catégorie photo. 
Et puis, le week-end de Pâques, sur invitation d'une jeune fille rencontrée lors de ma première exposition au Château du Colombier avec mon amie Ela Prokopek, je suis retournée au Colombier pour exposer à nouveau, avec des artisans verriers, joaillers, et sculpteurs sur bois. 
Je vous montre ça: 

 Une vue générale de mon petit stand avec le jeu d'ombre et de lumière de cette magnifique verrière. 


Les deux organisatrices de l'exposition: Lydie (debout, avec le téléphone à la main) et Christine, sa sœur aînée, à droite de Lydie. Moi, je suis assise et cachée par mes toiles. 
Un grand bravo à elles, c'était la première exposition qu'elles organisaient, avec une bonne douzaine de participants! 


Derrière mon stand, avec mon porte-chevalet, et le tableau représentant le château du Colombier, que j'ai terminé au cours de ces trois jours d'exposition. 



Un détail de mon stand, avec mes tous nouveaux petits formats! 
Je vous en parlerais plus en détail quand j'aurais fini de parler de cette exposition. 


Moi-même et le fiancé de Charlotte. 
Ils étaient venus me prêter main-forte pendant tout ce long week-end, et je les en remercie. 
Toutes les photos de l'exposition publiées ici ont été prises par eux, et je les utilise avec leur permission. 

A très bientôt pour de nouvelles aventures pour d'autres détails sur cette expo!

vendredi 7 décembre 2012

Peut-être que vous avez regardé fixement l'eau d'une rivière.

Il y avait quelqu'un près de vous qui vous aimait. On allait vous toucher. Vous l'avez senti avant que cela n'arrive. Et puis c'est arrivé. C'est ça, mon nom. 
Je me considère parfois comme une sacrée veinarde. 
Bien sûr, pour les gens de ma génération, surtout les femmes, il y a eu des combats durs à mener, et je me souviens très bien de l'époque où j'avais le droit de voter mais tout juste: pas tellement le droit de prendre des décisions sans l'accord de mon père ou de mon mari, d'ouvrir un compte ou de décider si j'ai envie d'avoir un enfant ou pas.
Et je suis ravie, même s'il y a encore des progrès à faire et si on a encore besoin du féminisme, je suis quand même bien contente de voir que les femmes ont, de plus en plus, la liberté de disposer de leur vie et de leur corps comme elles le veulent. 

Mais ma chance, comme pour toutes celles et tous ceux de ma génération, a été de connaître une flopée d'écrivains et de musiciens de génie, de leur vivant. Dans ma jeunesse, j'ai plongé corps et âme dans cette culture qu'on a qualifiée plus tard comme étant celle de la "Beat Generation". 
La génération battue- béate, je n'ai jamais vraiment cherché à déterminer lequel des deux termes nous a caractérisé le plus, parce que je crois qu'aucun des deux, au final, ne nous allait. 
Mais qu'importe. 

Pour ce que je vais vous raconter, il faut savoir qu'au Château du Colombier, il y a un étang. D'après ce que mes historiens de fille et de copain-de-ma-fille m'ont dit - et ont raconté aux Journées du Patrimoine - au XIX° siècle, l'étang en question était deux fois plus grand. 
Même s'il est de taille plus petite aujourd'hui, j'aime bien aller m'asseoir près de cet étang, en plus il y a une espèce de petite terrasse aménagée avec des chaises longues - oui, maintenant je vais aussi au Colombier pour regarder un étang parce que les proprios sont des copains, na na nère - c'est calme, reposant, et joli. 
Quand je vais au bord de l'étang, je ne peux pas m'empêcher de penser à ce livre:
 ça, c'est l'édition plus récente qu'on trouve partout. On a racheté celle ci parce que c'est toujours bon d'avoir un Brautigan manipulable sous le coude, on a moins de scrupules à le prêter à des amis avec la peur de le perdre et/ou de le voir abîmé.
Mais mon édition à moi que j'avais à l'époque, c'était celle là:
 Je n'ai jamais pu m'empêcher de trouver cette édition super classe. 
Allez savoir pourquoi. 

Et puis, évidemment, ce petit lac me rappelle ceci:
(Essayez, juste pour voir, de lire un bout de Sucre de Pastèque, ou de La Pêche à la truite en Amérique en écoutant cette chanson. Effet garanti). 

Évidemment, le week end de l'exposition, je n'ai pas pu m'en empêcher. Je suis allée voir l'étang. Sauf que ce matin là, je n'étais pas la seule. 
Deux petits garçons, je dirais fin primaire début collège, qui étaient là pour pêcher, avec le plus grand sérieux. 
J'ai été une mordue de pêche pendant des années, avant que des problèmes personnels et mon état de santé ne me l'interdisent. Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder leur matériel, sans y toucher, bien sûr. De voir comment ils s'y prenaient, ce qu'ils utilisaient. J'étais épatée par leur application, leur minutie, leur concentration. 
Je ne sais pas s'ils sont pareils à l'école où si on leur dit "si tu consacrais autant de temps à tes devoirs qu'à la pêche...", parce qu'à mon avis, ils ont appris dans la plus belle école qui soit. 
Je leur ai demandé si la pêche était bonne. L'un d'eux a hoché la tête, et pendant que son camarade me répondait que oui, pas mal, ça allait bien, il a filé chercher quelque chose. J'ai d'abord cru que je l'ennuyais et qu'il voulait me faire comprendre qu'il n'avait pas que ça à faire, répondre à mes questions. 
Mais pas du tout. 
Il a bondi à côté de moi quelques secondes plus tard: s'il était parti sans un mot, c'était pour aller chercher son appareil photo pour me montrer leur prise du matin, et il m'a montré, tout fier, leur carpe de deux kilos et les brochets dont j'ai oublié le poids, m'expliquant avec une soudaine volubilité ce qu'ils avaient fait depuis le matin. 
-Et qu'est-ce que vous en avez fait, de vos poissons?, j'ai demandé
-Bah, on les remet à l'eau!

Tout simplement. 
Des petits garçons capables de sortir un poisson de l'eau, de lui retirer son hameçon sans un accroc et de le remettre vivant à la flotte, moi, ça m'épate. 
J'irais même jusqu'à dire que ça me rend vraiment, et pleinement, très heureuse. 

 

mardi 4 décembre 2012

Entre les gouttes.

Exposer, je ne le redirais jamais assez, c'est bien. 
Exposer dans un cadre charmant et verdoyant, c'est encore mieux. 
Mais au bout d'un moment, dans un tel cadre, il y aura toujours un truc qui va me manquer. Parfois, ça vire à l'obsession (je plaisante à peine). 
Vous ne devinez pas? 

Bon, je vous laisse découvrir en images. 

Là, on est bien, mais je vous dis, il manque un truc. 

 Vous commencez à deviner, non? 
En tout cas, les enfants n'ont pas traîné à nous griller, d'autant qu'on leur avait laissé la charge de la salle... 

 Voilà!
Il ne me manquait pas grand chose...
Juste un chevalet, mes couleurs, un support et des pinceaux... 
(Tiens, je viens de percuter que j'étais habillée en noir avec un manteau rouge... Ma fille a eu la bonté de m'épargner une référence à Jeanne Mas. La brave enfant.)


  Mais il ne faut pas non plus oublier le travail... Enfin, en l'occurrence, c'est une averse qui nous l'a brutalement rappelé en nous forçant à une retraite précipitée vers la salle d'exposition. 
Puis il est encore venu plein de monde, et on n'a pas pu terminer nos tableaux, Ela et moi. 
Enfin bon, on ne va pas râler non plus, faut pas exagérer.

Ela et son fils aîné, Skarbimir

Et bien sûr, expérience paradoxale: c'est quand la salle et vide qu'on a le temps de prendre des photos!
Ce qui fait que, ces photos, même prises sur le vif, ne reflètent pas entièrement la réalité. Qu'en déduire de nos vies de peintres-qui-exposent?
Vous avez quatre heures, calculette non autorisée.  


La prochaine fois, si vous êtes sages, je vous parlerais de mes cours de peinture. 
En fait, même si vous êtes pas sages. 
Et en bonne fan de Brautigan, je vous parlerais aussi de pêche à la truite. 
Si.

samedi 10 novembre 2012

Faire une expo c'est bien, peindre, c'est mieux.

Je sais, je tarde à vous raconter la fin d'une exposition qui a duré trois jours et qui s'est terminée il y a trois semaines, mais imaginez vous que j'ai du boulot. 
 
Alors, autant le jour du vernissage, c'est un peu le rush, il faut cavaler partout, transporter le matériel, tout installer, monter les grilles, assembler les toiles, et quand tout est fin prêt, on va s'enfermer dans des toilettes -spacieuses mais sans lumière, on ne comprendra comment allumer que dans la soirée, c'est ça une équipe de ouineurs- on se fait beau, et, alors qu'on a mangé que des chips à la moutarde dans la journée, on PARLE aux gens, et on SOURIT. 
C'est pas que je sois vraiment misanthrope de nature. 
Quoique. 
Mais bon, pour résumer, que vous soyez de nature sociable ou pas, les vernissages, ça épuise. 
Alors que, le deuxième jour, on peut souffler un peu. 
Même s'il faut toujours être beau, souriant et gentil. 
 
 Déjà, arriver en avance par rapport à l'heure officielle d'ouverture de l'exposition, ça permet de prendre en photo le travail d'installation fini, avec la lumière du jour c'est quand même beaucoup plus sympa.
L'avantage non négligeable de cette salle, c'est vraiment l'immense verrière.
Non seulement on a une vache de luminosité même par temps gris -la Bretagne, tout ça - mais en plus, qu'il fasse froid, c'est pas un problème!
La partie vitrée chauffe admirablement bien, alors que vu la taille de la salle, ce serait vraiment très dur de chauffer tout ça avec simplement des radiateurs.

 Les grilles de Lubek, contextualisées. Et celles de Charlotte et moi, à droite sur l'image. (Suggestion de présentation).
Je suis vraiment fière du travail fait pour cette exposition. L'arrangement des toiles n'était pas évident.
L'univers pictural de mon amie Ela n'est pas très proche du mien, et pourtant, nous sommes arrivés à combiner les deux, et à faire que les toiles se répondent l'une l'autre.
 La preuve avec ce mélange de portraits et de marine.
Plutôt bluffant non?
Ici, nous avons plus en détail une des grilles du fond de la salle. Mes natures mortes s'accordent bien avec les luxuriants paysages de jardins d'Ela, sans qu'un type de toile n'écrase l'autre. Très important quand on expose à deux, et qu'on ne veut pas faire une division de l'espace "la moitié pour l'une, la moitié pour l'autre". C'est bien plus vivant comme ça!


Idem, toujours le mur du fond.
Quand je vous disais que c'était grand, et qu'il y avait pas mal de place à couvrir!


Quelques uns de mes nus, vus d'un peu plus près. 
De gauche à droite, vous avez un travail au fusain, un triptyque au pastel sec, et un travail à la sanguine. 
Leur date de création est assez ancienne, mais j'aime les voir, j'aime les exposer. Pour la plupart, ils sont tout ce qu'il me reste de certaines périodes de travail intenses et prolifiques, mais ils sont la preuve que je n'ai pas commencé à travailler à mon arrivée en Bretagne... 
Par contre, pour prouver que je dessinais déjà dans les années 60 et 70, c'est une autre paire de manches: de cette période là, il ne me reste plus rien! Quoique, si dans ma famille une âme charitable en avait sauvé... (et non vendus pour se faire de l'argent de poche, comme certaines de mes nièces... les enfants sont merveilleux). 

samedi 3 novembre 2012

Le vernissage.

Moment ô combien important dans une exposition. Là, les propriétaires-directeurs du Château du Colombier nous avaient, en prime, fait le cadeau de se charger de la moitié du buffet, et ma fille Charlotte de l'autre. Elle a tout fait à la main (le détail viendra sûrement sur son blog de cuisine!)

Juste avant que ça commence... 

Nos hôtes, bienveillants et charmants. 

 Les premiers visiteurs arrivent. 
Certains ont sous le bras l'article du Pays Malouin 
qui nous avait été consacré. 
(En lien, je ne mets que le site de l'hebdomadaire, pour la bonne raison que je ne retrouve pas notre article en ligne. Mais, sitôt que j'aurais remis la main sur la version papier, un ptit tour au scanner, et hop!)
  
 Le soleil se couche sur le Colombier... 


 La grande verrière de la salle d'exposition, qui fait souvent penser à une serre. 
Les visiteurs passent devant la vraie serre, qui est juste à côté du château, mais cachée dans un renfoncement, et qui, pour la petite histoire, date du XIX° siècle. 



 Nous n'aurons pas vraiment le temps de nous reposer, cette soirée là. Il faut parler, sourire, expliquer, négocier, convaincre... Tous ces verbes qui font état d'une vie sociale dense et active, et qui n'a pas été la mienne pendant des mois! Je me sens bien plus fatiguée après une telle soirée qu'après avoir peint pendant des heures sans m'arrêter. 
Cependant, je n'ai pas le droit de me plaindre. Oui, il faut parler, mais je parle de ce que j'aime: la peinture. Oui, il y a beaucoup de monde, mais, dans un vernissage, il y a surtout des gens qu'on a soi-même invité... On invite rarement des personnes qu'on déteste, même s'ils ne sont pas tous des "amis".  Et quand par dessus le marché, de très bonnes copines viennent vous rendre visite, eh bien... C'est une excellente soirée! 



 
La suite au prochain épisode! 
(Et comme d'habitude: sans mon autorisation formelle, on ne prend pas les photos d'Une vie à peindre. Sinon, fessée. )

jeudi 25 octobre 2012

L'exposition au Château du Colombier: l'installation

Avant de passer à l'expo proprement dite, il faut que je fasse un point sur ce qui nous a posé un gros problème qu'on ne pouvait pas éviter: 
comment accrocher des toiles quand on ne peut rien accrocher aux murs?

Before talking about the exposition, I have to tell about what caused us a big problem we could'nt avoid: how hang on the walls your paintings when you can't fix anything on the wall?

Horrible dilemme. 
Des grilles d'exposition oui, ça résout le problème, mais elles ont un coût, et il faudra prévoir de les transporter le jour J. Les louer, c'est la seule solution, parce que le gros problème, c'est aussi: qu'en faire après

What a dilemma. 
We could use some metal gratings to hang our canvas, but they cost a lot, and we had to take them from one place to another for the D-day. The only solution was to rent them. 

Je sais bien que si je les achète, elles seront réutilisables et que des expos, j'en ferais d'autres. Mais je n'ai pas la place de les stocker chez moi. (Et si on rajoute comme paramètres que j'habite en Bretagne, dans la baie du Mont Saint Michel, et que l'hiver approche, on comprend aisément pourquoi je ne pourrais pas les stocker dehors, sous une bâche. 

I knew that, if I bought them, I could use them again and again, and that I will do more expositions. But I don't have any room at my place to keep them (and more, I live in Britain, in France, winter is coming so... metal and surrounding dampness: bad idea)

Après plusieurs recherches sur Google, ma fille trouve une société qui vend/ loue du matériel pour réception/ cérémonie/ mariage sur Rennes. Ô joie, Saint-Malo - Rennes ça fait une petite trotte mais c'est faisable, surtout s'ils avaient l'idée exquise de faire un service de livraison/ enlèvement. 
Comble du bonheur, ils ont un mail pour qu'on puisse les contacter. Après les formules de politesse d'usage ("Bonjour", "Je vous aime", "Livrez moi et je vous fais des muffins", "Bien cordialement"), Charlotte demande:

After a few research on Google, my daughter found a society that rent and sell furnitures for receptions/ weddings in Rennes. What a joy: Saint-Malo and Rennes are not so closed but we can manage to do it. Charlotte sent them a mail, asking for a few elements: dimensions, prices for a week-end rental, what garantee they needed, if they deliver and take away, and so on. 

-la dimension de leurs grilles
-le prix d'une location sur un week-end
-est-ce qu'ils acceptent une location sur Saint Malo ou est-ce qu'ils auront besoin de garanties supplémentaires?
-est-ce qu'ils livrent et reprennent, si besoin on est prêtes à leur payer un supplément. 

Mail envoyé presque deux mois avant l'expo. Vous vous doutez bien qu'elle a répété plusieurs fois, clairement et distinctement, les dates pour lesquelles on avait besoin de ces damnées grilles: "du vendredi 12 octobre 2012 au dimanche 14 octobre 2012 inclus après 20 heures", avec un clairon et des banderoles. 
Parce que, voyez vous, quand on organise un évènement de ce type - mais je crois que c'est pareil pour les mariages, communion, banquets, et autres réceptions - le secret, c'est de s'y prendre en avance.

We asked that two monthes before the exhibition. Charlotte repeated a few times the dates of when we needed those metal gratings. When you organise this kind of event, the secret is to start organising enough in advance. 

Et on est tombées sur des pros. 
En effet, deux jours avant l'exposition, nous avons reçu le mail suivant:

And we had professionals in front of us. 
Indeed, TWO DAYS before the exhibition, we received the following mail: 

"Bonjour.
Nos grilles font deux mètres sur un."

"Good morning. 
Our gratings do two meters on one."

Et c'est tout. Je veux dire, là, vous avez le mail reçu in extenso. J'étais partie pour leur répondre quelque chose comme: 

"Merci.
Vous nous avez bien aidés.
Crétins."

And that's all. I mean, here, you got the entire mail. I was about answering them something like 
"Thanks. 
You were really helpful. 
Morons."

façon haïkus des temps modernes, mais à deux jours de l'exposition, je n'avais pas que ça à faire (à titre d'exemple, les fiches avec les prix n'étaient toujours pas prêtes). 
Heureusement, quand, au bout de deux jours, nous avions constaté que nous n'avions aucune réponse, on s'est mises en quête, Charlotte et moi, d'un plan B, et même d'un plan C.

like a modern time haïku, but two days before the exposure, I had more impotant things to do (for example, prices were'nt really ready at that time). 
And, happily, Charlotte and I got a plan B and a plan C when we understood we won't get any answer. 

Le plan B, c'était le papa de Skarbimir, qui n'aime pas forcément bricoler, mais qui commence à s'y faire, depuis maintenant plus de vingt ans qu'il a acheté sa première maison en ruine en Pologne, avant de la retaper, puis de partir en France où il a acheté une maison moins en ruine mais pas terrible quand même et qu'il retape encore.

Plan B was Skarbimir's father, who is not really fond of DIY stuff, but starts to get used to it, since more than twenty years ago he bought his first house in ruin in Poland and restaured by himself, and then left Poland for France where he bought another house, in better shape but that still needs works and reparation. 

Du coup, pressé par sa femme, ses fils, la copine de son fils aîné, et la mère de la copine du fils aîné (quelle meute), il s'est creusé la tête pour fabriquer des grilles de lui même, à pas cher, aisément transportables.
La solution est venue de parpaing rempli de béton pour la base - le solide, c'est la vie - et de long chaînage en fer, vous savez, ce qu'on utilise habituellement dans le bâtiment pour qu'un mur tienne debout. 

So, harassed by his wife, his sons, his elder son's girlfriend, and his elder son's girlfriend's mother (what a pack), he managed to make by himself some metal gratings, unexpensive, easy to move. 
The solution came from perpends fulled of concrete for the base, and some long chainings usually used to make a wall stand straight. 

Seulement voilà, le plan B nous a sauvés un temps, mais les grilles faites par Lubomir étaient simplement... pas assez nombreuses.
Heureusement, j'ai l'expérience de ce genre de trucs et Charlotte aimait bien les Castors Juniors quand elle était petite. Ce qui fait qu'à deux, nous sommes parées.
Il nous fallait une solution de repli. Et à force de tourner en rond et de ressasser ce dont nous disposions à la maison, on a trouvé!
Des casiers de rangement, en contreplaqué bien lourd, sur lesquels on a percé des trous et visser ces longes tiges de fer, puis nous avons vissé d'autres tiges transversales pour pouvoir accrocher les toiles!

D'autres photos vont suivre, j'ai encore plein de choses à raconter sur cette exposition!
Je tiens tout de même à préciser qu'elles sont entièrement ma propriété et que toute reproduction sans mon accord explicite est interdite.

vendredi 19 octobre 2012

L'exposition au Château du Colombier

Quel dommage que je n'ai pas eu le temps de créer ce blog avant! J'ai l'air de parler de mon exposition juste après la bataille. 
J'ai beaucoup de choses à raconter à propos de cette exposition, je pense que j'en ferais plusieurs articles. Elle a été riche en rencontres, en découvertes, et le cadre du Château du Colombier, à Petit Paramé, près de Saint Malo, est simplement sublime. 
Mais il faut raconter les choses une après l'autre.

What a shame I haven't got the time to create this blog before our exhibition! I have a lot to tell about, I'll make several posts about it. The exhibition brought a lot of meetings, discovers, and the Château du Colombier was astonishingly beautiful. 
But I must tell this step by step. 

Je me suis installée à quelques 40 kms de Saint-Malo en novembre dernier. C'était mon troisième déménagement en quatre ans. Mais aujourd'hui, je suis chez moi, dans ma maison! 
Ceci pour dire que je n'avais pas vraiment le courage de me remettre à bosser de façon intensive. 
C'est là qu'entre en scène ma fille, Charlotte, 26 ans. 
Il faut aussi mentionner que la mère de son petit ami est également peintre, mais que, malheureusement, elle n'a jamais eu l'occasion d'exposer vraiment.

Last November, I moved in a house at about 40 kms from Saint-Malo. My third moving in four years. But now, I'm in my home (my castle). 
At that time, I didn't have the courage to get back to work. And now I must talk about my daughter, Charlotte, 26 years old. I also must talk about her boyfriend 's mother, Ela, who paints too, but never had the chance to make an exhibition. 

Je ne vais pas tout développer mais, en passant par une amie d'une amie, qui connaissait quelqu'un qui... Je vous passe la suite de l'histoire. Ce qui compte, c'est le résultat: du 12 au 14 octobre dernier, j'ai eu la grande chance d'exposer dans la salle des fêtes/ d'exposition du Château du Colombier
C'est un endroit magnifique, je ne le dirais jamais assez. Le parc a été repris en main il y a seulement cinq ans, et le résultat est ahurissant. 

And, thanks to a friend, who had a friend, who knew someone who... and so on, from the 12th of October to the 14th, Ela and I made our exhibition in a very large exhibition room at the Château du Colombier. 
A very beautiful place.  

Pour vous donner une idée, voici l'arrière du château. 
La façade rose date d'une rénovation du XIX° siècle, sans doute influencée par un retour du goût italien.  
(the back of the castle. The pink color is due to a 19th century refection, influenced by a kind of italian model)


Avant cela, aux dernières Journées du Patrimoine, Charlotte, et son petit ami Skarbimir, avaient fait visiter le rez-de-chaussée du château (et ils ont impressionnés tout le monde: même les directeurs de l'établissement ont appris des choses avec eux!) à plus de cinq cents personnes répartis sur deux jours.
Le propriétaire et la gérante du château, étaient déjà devenus de bons amis. Sachant qu'ils allaient être débordés pour les Journées du Patrimoine, j'avais proposé mes services pour les aider, mais pas comme conférencière: Charlotte et Skarbimir, historiens, s'en sortaient beaucoup mieux et avaient beaucoup plus de choses à raconter. C'est comme ça que je me suis retrouvée à tenir la brocante, installée dans le parc, avec l'homme à tout (bien) faire de la propriété, Jean-Pierre. J'ai le souvenir d'un excellent week-end, où nous avons enchaîné les crises de fou rire.

Before our exhibition, during the Journées du Patrimoine, Charlotte and her boyfriend, Skarbimir, made groups of people visit the ground floor. About 500 in two days! They are historians, by the way.
The landlords of the Château were already good friends of us at that time. 
And we all spend a wonderful week-end!

Si elle veut intervenir sur ce blog, ma fille en dira plus long sur l'histoire du château, qu'elle connaît désormais comme sa poche.

If she wants to, maybe my daughter will tell more about the castle, since she knows it perfectly.

Deux ou trois semaines après, j'exposais.
Et j'avais déjà des invitations de prêtes, pour ramener le plus de monde possible. C'est cela qui est le plus dur dans la peinture, je trouve: ce que j'appelle "assurer le service après fabrication".
Mais bon, je ne fais pas le plus dur des métiers, loin de là!

Two or three weeks after, it was the exhibition. And my invitations were ready. The though part of a painter work: promote and sell what you made.
But I still love my work!


J'invitais donc, pour cette exposition, Elzbieta Jakubowska dite Ela, la maman de Skarbimir.
Elle a fait elle-même les invitations, que je vous livre ici:

Elzbieta Jakubowska, aka Ela, Skarbimir's mother, joined me. She made by herself the invitations:
Pour simplifier les impressions, elle a choisi de faire en sorte que, dépliée, l'invitation tienne sur un format A4 recto verso. Ci-dessus, vous voyez donc la première (à droite) et la quatrième (à gauche) page. 

 To make it easier, she made them so they will be A4 size, folded in two.

Et ici, les deux pages à l'intérieur de l'invitation.
Dans un prochain article, je mettrais un scan de l'affiche que nos enfants (Charlotte et Skarbimir), ont faite pour nous (tirée au format A4 ou A3), ainsi que les photos de l'installation des toiles dans la salle d'exposition. Les enfants ont pris vite des photos, dans la salle encore vide, avant que toute l'agitation ne commence. (Mais j'ai aussi des photos de la soirée de vernissage, où la salle n'a pas été vide, bien au contraire!).
Parce que la salle qu'on peut louer au Château est très belle, avec une immense verrière qui lui donne une luminosité incomparable même par temps de pluie (en Bretagne, ça tombe quand même plutôt bien, même si c'est bien connu, chez nous, il ne pleut que sur les cons...), MAIS il y a un souci: on ne peut rien accrocher au mur.
Notez que c'est compréhensible: la salle est régulièrement louée pour des expositions, mais également pour des réceptions, des banquets, des mariages... Si chacun y allait de son petit trou, les murs ne ressembleraient rapidement plus qu'à un vaste gruyère!

In the next post, I'll tell you about how difficult it is to organize an exhibition when you can't hang anything on the wall!

Une petite vue du parc du château, avec, surtout, à gauche, l'entrée de la salle d'exposition. 
Peut-on imaginer un cadre plus joli?

En attendant la suite de l'histoire, et si vous avez envie de vous offrir un petit week end romantique en Bretagne, je ne saurais que trop vous recommander le Château du Colombier!
Photos à suivre.