mardi 17 septembre 2013

Nul homme n'est une île

La semaine dernière, nous préparions tous l'exposition que nous avions prévue depuis plusieurs mois au Château-hôtel du Colombier, pour les Journées du Patrimoine. J'avais invité mon amie Ela Prokopek, ses fils, Skarbimir et Radek (Skarbimir est aussi le fiancé de ma fille Charlotte), ma fille Charlotte, mon ami Jacques Carpentier et mon amie et élève Marie Annick. 
Nous nous faisions une joie. 
Skarbimir et Charlotte, comme l'année dernière, devaient assurer les visites guidées du Château pour ces deux jours. 

Et puis, le 9 septembre, une nouvelle à laquelle personne n'aurait pu s'attendre. 
Profitant de trois jours de repos, Lubomir, le mari d'Ela et le père des garçons, avait décidé de partir en randonnée vers Chamonix pour faire de l'escalade, avec son fils cadet. Il a fait un infarctus, et s'est éteint le 10 septembre. 

Nous avons tenté de continuer, malgré tout. Sans doute parce que pour lui, le travail comptait plus que tout et ce qu'on s'était engagé à faire devait être fait. 
Jacques, Marie-Annick et moi avons assuré, tant bien que mal, l'exposition, essayant de faire en sorte qu'Ela, Radek et Skarbimir, forcément absents, soient présents quand même. Charlotte a fait les visites du château seule, sans Skarbimir. 

Toutes mes pensées les accompagnent. 

lundi 2 septembre 2013

La toile perdue de Klimt, et une bande annonce.

Il existe une toile de Klimt qui n'existe plus. 
Nous en avons connaissance par des reprographies, mais la toile en elle-même a disparu. Il y a deux ou trois ans, toujours dans l'idée qu'on apprend jamais aussi bien qu'en s'inspirant des grands maîtres, j'avais isolé un des personnages pour travailler dessus. 

 
Pastel sec et huile sur papier, d'après Klimt. 

La toute première fois que j'ai exposé ces travaux, c'était lors de ma toute première exposition au château du Colombier, à Petit Paramé, à côté de Saint-Malo. 
L'autre version, un peu plus douce au regard, avait marqué la directrice-gestionnaire-je sais pas comment elle abat autant de boulot au château, Marie-Pierre. 

Du coup, depuis cette exposition, si jamais vous allez au Château du Colombier,pour passer une nuit ou plus dans un hôtel de luxe, vous pourrez voir l'ouvrage ci dessus dans la salle du petit déjeuner. 

Et si jamais vous n'avez pas envie de vous payer une nuit d'hôtel quatre étoiles juste pour voir mon dessin, il vous reste une solution: 
venir nous voir au château pour les Journées du Patrimoine, les 14 et 15 septembre! 
Ça va être super sympa, le château ouvre ses portes pour le week-end, deux guides de talent présentent l'extérieur du château et le rez-de-chaussée (les guides, c'est Skarbimir et Charlotte), sinon on peut se promener autant qu'on veut dans le parc, visiter la chapelle, et surtout, faire un tour dans la magnifique salle d'exposition du Colombier, où, pendant ces deux jours, Ela Prokopek, son fils Radek, Skarbimir et Charlotte cités précédemment, mon élève Marie-Annick, mon ami Jacques Carpentier et moi-même, nous allons exposer nos travaux!!!
Viendez nombreux.


samedi 24 août 2013

La chapelle Sainte Anne - commune de Saint Broladre

Pas loin de chez moi, dans la baie du Mont Saint Michel, il y a un site absolument magnifique, et qui était une décharge publique dans les années soixante, c'est celui de la Chapelle Sainte Anne
Je vous ai mis le lien de la page internet qui résume un peu tout. Si vous y allez, vous verrez, il y a une grande plaque qui explique aussi l'histoire de la chapelle, et qui montre, photos à l'appui, dans quel état était le site avant nettoyage et réhabilitation (il y avait carrément une carcasse de voiture dans l'étang, entre autres). 
Mais maintenant cette période est révolue, et le site est magnifique. 

J'en ai évidemment fait une toile, prise en photo par Charlotte, et d'après des photos de Charlotte et Skarbimir. 

Ici, la toile presque achevée. 

  

La toile terminée: 

 

Et enfin, parce que c'est important dans la vie d'une toile, la toile exposée: 

 

Si vous voulez la voir, cette toile, elle est désormais accrochée en bonne place au Bar de l'Emeraude et de la Baie, tenu par Dominique Philippart. 



vendredi 23 août 2013

Les hoplites nus - le détail

Comme pour mes girafes précédemment, Charlotte avait pris quelques plans de détail des hoplites. 



Il y a peu, on m'a reproché - pas sur le blog, je vous rassure - d'être parfois intello avec un ton professoral. Or, je ne vois pas pourquoi on aurait le droit de me faire reproche de ce que je suis, à savoir une intello, et de ce qui a été ma fonction. Eh oui, soixante trois ans ou pas, j'ai été treize ans de suite institutrice, puis professeur d'arts plastiques, professeur particulière et j'ai dirigé des ateliers, en plus de mon activité de peintre. Alors oui, j'ai un ton professoral parce que je suis une prof! 



Et comme sur mon blog, au delà de faire ce que je veux puisque je suis chez moi, j'aime bien filer des coups de main aux peintres amateurs qui s'aventurent par là, j'ai pensé que quelques vues de détail pouvaient être profitables. 


La prochaine fois, je vous montrerais une toile et une chapelle. En même temps. 

dimanche 18 août 2013

Je suis de retour avec des hommes tous nus - les hoplites.

Désolée pour le retard! J'ai été un peu débordée, et Charlotte était partie deux semaines en Pologne- Lituanie avec son amoureux (elle a pris plein de photos pour moi, bon signe, je vais avoir plein de boulot en réserve), et je préfère gérer mon blog quand elle n'est pas loin (et qu'elle me prépare mes photos). 

Mais, pour me faire pardonner et ajouter un peu de glamour sur le blog, je vais publier des photos de mon dernier ouvrage avec des hommes tous nus. Il n'y a pas à dire, les Grecs, ils savaient vivre. 

Mes hoplites ont été fait avec la même technique de peinture sur papier froissé déjà utilisée pour les girafes 


Comme modèle, je suis tout simplement partie d'une image de mon calendrier perpétuel. Quand je vous dis que l'inspiration peut se trouver partout. 


Je n'ai pas fait une copie conforme non plus, sinon ce n'est pas drôle. Charlotte a essayé de mettre les deux sur le même plan. 


Sous le calendrier perpétuel, la petite mallette en bois où je stocke mes tubes de peintures. Offerte il y a maintenant plus de quarante ans par une de mes grandes amies de ce temps, Denise Garrigou, qui était aussi la professeur d'anglais de mon petit frère au lycée de Vannes à l'époque (mon premier petit frère, Erwann. Parce que je viens d'une fratrie de six, moi, voyez vous). 
 

lundi 22 juillet 2013

Les girafes plus en détail.

Au cours de mon précédent article, je vous présentais mon tableau avec des girafes. 
Mais, grâce à ma fille qui a pensé que ça pouvait être intéressant de les voir bien en détail, avec des gros plans.
J'ai travaillé sur du papier froissé, collé sur un support en laissant une part de hasard dans le positionnement du matériau.


Une vue plus précise des têtes de girafe. J'ai essayé de jouer avec les transparences et les différentes couches de peintures. 


 Le bas, en détail. 

Je ne suis vraiment pas en train de faire de l'auto-congratulations, mais j'aime assez l'effet de ces "plans de détail". Je ne me suis pas trop loupée au niveau de la cohérence des différentes parties du tableau, et je suis assez contente de voir que, prises indépendamment, elles fonctionnent aussi bien par elles-mêmes qu'ensemble. Je devrais faire cela plus souvent, tiens.
 

mardi 2 juillet 2013

J'ai trouvé dans les livres de quoi patienter un peu. Les girafes.

Vous l'ignorez, mais j'ai, au-delà d'une grande passion pour Bob Dylan, un certain amour pour une partie de la chanson française. 
Vous l'aurez reconnue, mais sinon je vous mets le lien, mon titre est tiré de la chanson de Stephan Eicher dont les paroles sont de Philippe Djian (mon écrivain français fétiche, avec Pascal Quignard entre autres), Des hauts, des bas
Pourquoi ce titre? Parce que je voulais depuis longtemps rappeler l'importance du travail de recherche dans une vie de peintre. 
 

J'ai souvent entendu, dans toute ma carrière de peintre/ enseignante, "ah mais non, moi je ne veux pas étudier les autres peintres qui m'ont précédé, je ne veux pas perdre mon style". 
Foutaises!
Croyez moi sur parole: si vous avez un style, un vrai, un qui tranche, vous ne le perdrez pas. Vous avez tout à gagner à regarder comment font les autres. C'est le meilleur moyen de ne pas s'ankyloser, de retrouver du souffle. 
Ce que je vous montre là, c'est une toute petite partie de ma bibliothèque de salon, qui ne comporte presque que des livres d'art (le reste de la littérature se trouve dans une pièce qui sert de chambre d'appoint et les étagères recouvrent les murs pratiquement jusqu'au plafond. 
Mais j'aime beaucoup cette bibliothèque, d'abord parce qu'elle appartenait à mes parents, ensuite parce qu'elle se trouve à côté de ma table de travail. Pour moi, c'est l'idéal: j'ai tout à portée de main. 

Prenons un exemple concret. J'ai, en ma possession, un livre intitulé "Les Premiers Berbères". (En fait, il est à Charlotte, je le lui avais offert quand elle devait avoir douze ou treize ans).
J'aime beaucoup ce livre. D'abord, il est très instructif, j'ai passé des moments exceptionnels toutes les fois que je suis allée en Afrique du Nord, et puis j'aime les illustrations.

 

Et voici ce que ça m'a inspiré, au final: 

Huile sur papier froissé, support carton. 

Dans un prochain post, je reviendrais sur d'autres scans du livre, ainsi que sur des plans de détail de ma peinture.